Biodiversité : le spectre de la double peine

7 avril 2010
Ne pas inclure d’objectifs environnementaux ambitieux dans la stratégie européenne en vue de 2020, et ne rien faire contre la perte de biodiversité, serait politiquement et économiquement irresponsable. Audition en direct du Parlement européen.
L’inaction coûte cher en matière environnementale. Sandrine Bélier, député Europe écologie, et membre de la commission environnement au Parlement européen, s’empare du problème en organisant une audition publique avec le groupe Verts/ALE au sein de l’institution, ce mercredi 7 avril.


par EurodeputesEE« Non seulement 12,6 % des emplois en Europe sont directement rattachés à la biodiversité mais ne rien faire aurait pour impact supplémentaire de faire payer à nos concitoyens une facture de 50 milliards d’euros d’ici 2050 alors qu’un seul milliard d’investissements dans la biodiversité suffirait à l’inverse à générer 100 milliards en retour », explique-t-elle sur la base du rapport TEEB (The economics of ecosystem and biodiversity).

Nagoya à l’horizon

Et c’est sans compter l’importance de la biodiversité qui joue un rôle central pour protéger nos sociétés contre les conséquences des chocs inattendus, tels que la pénurie d’eau, l’apparition de nouvelles maladies infectieuses, les phénomènes climatiques extrêmes et la vulnérabilité génétique des cultures et du bétail.

En cette année 2010 qui est justement celle de la biodiversité au niveau mondial, l’opportunité de renforcer la mobilisation de tous les acteurs sur la biodiversité se présente. Et il ne faut pas la manquer : « C’est la première fois que les Nations Unies dédient une année à la biodiversité, se réjouit Sandrine Bélier. Prochain rendez-vous international en octobre 2010 à Nagoya lors de la conférence de la Convention sur la diversité biologique.

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