Crise politique en Turquie : l’Union européenne doit défendre l’Etat de droit
27 décembre 2013 International Affaires étrangères
En Turquie, à la suite d’une vague d’arrestation liée à des enquêtes judiciaires sur des affaires de corruption, trois ministres ont démissionné et un remaniement ministériel a été effectué. Réagissant à cette crise politique, Hélène Flautre, co-présidente de la Commission Parlementaire Mixte UE-Turquie, appelle l’Union européenne à se placer du côté de la défense de l’Etat de droit.

« J’observe avec une extrême vigilance le développement des affaires en Turquie, qui affectent grandement le crédit du Premier Ministre. Ses déclarations visant à accuser ceux qui enquêtent plutôt qu’à exiger la lumière sur les graves allégations de corruption touchant ses proches sont irresponsables. Des allégations ne sont certes pas des preuves, et la justice doit maintenant poursuivre son travail dans la sérénité et l’indépendance.

Il faut se féliciter des réformes ambitieuses entreprises par le Ministre de la justice pour doter la Turquie d’une justice plus crédible et plus indépendante et souligner l’efficacité de la coopération entre l’UE et la Turquie dans ce domaine. Cependant, la nécessité urgente de la mise en place d’une véritable police judiciaire apparait au grand jour.

C’est une crise politique grave et l’Union européenne doit se placer résolument du côté de la défense de l’Etat de droit, en évitant toute instrumentalisation de la situation. Réaffirmer la perspective de l’adhésion reste aujourd’hui comme hier son meilleur soutien à l’approfondissement de la démocratie en Turquie. »

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