Glyphosate: l’EFSA ne publie que partiellement les études

11 janvier 2017
Depuis le début de l’année 2016, quatre eurodéputés écologistes se battent auprès de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour qu’elle publie les études sur lesquelles elle s’est basée pour affirmer en novembre 2015 que le glyphosate, la substance active de l’herbicide le plus vendu au monde, n’est « probablement pas cancérogène ». L’EFSA vient d’annoncer qu’elle publierait lesdites études, mais de manière partielle pour protéger des intérêts commerciaux sensibles.
 
En mars 2016, les députés Verts-ALE Michèle Rivasi, Heidi Hautala, Benedek Javor et Bart Staes ont demandé à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de publier les 75 études tenues secrètes et sur lesquelles elle s’était fondée pour estimer que le glyphosate n’était probablement pas cancérogène.
Malgré leur pression, l’Autorité n’a accepté qu’un accès partiel aux études. Le volume des données effacées étant tel que ces études ne permettent aucune véritable évaluation scientifique. Les députés ont envoyé une nouvelle demande ce mardi 10 janvier. Le même jour, l’initiative citoyenne (ICE) sur l’interdiction du glyphosate dans l’UE a été jugée recevable par la Commission européenne.

Réaction de Michèle Rivasi, membre Verts-ALE de la Commission santé et environnement :

« Le glyphosate est la substance active de l’herbicide le plus vendu au monde. Nous demandons la transparence sur les études permettant à l’EFSA de considérer cette substance comme probablement non cancérogène. L’autorité ne nous a malheureusement pas transmis l’ensemble des données dont certaines sont fondamentales comme les méthodes expérimentales, les résultats et les discussions autour de ces études.
Comme nous l’ont confirmé les endocrinologues avec qui nous sommes en contact, les données reçues sont scientifiquement inutilisables. Nous ne pouvons accepter cette transparence en trompe-l’œil. Aux côtés des citoyens qui viennent de remporter une première victoire avec l’enregistrement de l’ICE, nous voulons interrompre notre empoisonnement quotidien au glyphosate et autres substances chimiques et mettre fin à l’opacité.»

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