Hier, la Cour constitutionnelle a rejeté la demande de l’opposition d’annuler le paquet de réformes et a déclaré que la proposition de réforme - avec les éléments ainsi modifiés - pouvait être soumise à un référendum, comme prévu le 12 Septembre prochain. La Cour a apporté des modifications à deux amendements essentiels qui modifient la structure de la Cour constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, sans pour autant en modifier l’essence.
Pour Hélène Flautre, Co-présidente de la Commission Parlementaire Mixte UE-Turquie, "si cette décision est une solution sage de compromis permettant d’atténuer les tensions actuelles, elle vient également encore une fois démontrer la nécessité d’une nouvelle constitution. Cette réforme limitée est un progrès en soi qui ouvre la voie vers la démocratisation du pays sans pour autant changer l’esprit antidémocratique de la constitution de 1982.
Ce dont la Turquie a besoin avant tout, c’est une nouvelle constitution démocratique, afin d’accélérer le processus d’adhésion à l’UE. J’invite tous les partis politiques à mettre le projet d’une nouvelle constitution à l’ordre du jour de l’agenda du pays dans la foulée des prochaines élections parlementaires ".
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merci SPIP