Karima Delli : « L’absence d’un chez-soi est une violation grave des droits fondamentaux »

15 septembre 2011
Mettre fin au sans-abrisme, c’est possible ! C’est le message qu’a délivré le Parlement européen mercredi 14 septembre, à travers l’adoption d’une résolution engageant la Commission européenne et les Etats-membres à mettre en place une stratégie européenne pour mettre fin au problème des sans-abris d’ici 2020.
Le Parlement européen et les organisations travaillant avec les sans-abris tirent la sonnette d’alarme depuis des années : ce mercredi 14 septembre 2011, une majorité de députés européens ont appelé une fois de plus la Commission à s’engager et à mettre en place rapidement une stratégie européenne, en coordination avec les Etats-membres, pour aider les sans-abris à retrouver un toit. Chaque pays doit rendre des comptes sur les progrès accomplis contre cette injustice terrible, estime le Parlement, autour de cinq lignes directrices qu’il détaille dans une résolution : la prévention du sans-abrisme, la réduction de sa durée, la concentration des efforts sur les formes les plus graves, l’amélioration de la qualité des services destinés aux sans-abris, et l’offre de logements abordables.


Karima Delli : mettre fin au sans-abrisme, c’est…

Pour Karima Delli, eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts, qui est à l’origine de ce texte, « l’absence d’un « chez-soi » constitue une violation grave des droits fondamentaux et de la dignité humaine ». Dans l’hémicycle, elle a interpellé László Andor, le Commissaire européen en charge de l’emploi, des affaire sociales et de l’inclusion : « A l’heure où la crise et la précarisation grandissante engendrent encore plus de pauvreté et d’exclusion, le temps n’est plus à la communication, aux fausses promesses politiques et au slogan électoral. Il faut au contraire mettre l’accent sur l’innovation sociale et trouver des financements adéquats, tant au niveau européen qu’au niveau national. Le Parlement propose donc cette stratégie intégrée qui doit couvrir l’ensemble des politiques publiques, mais aussi tenir compte de l’évolution des profils des personnes concernées. »

Ce sont les jeunes ou les travailleurs pauvres qui se confrontent aujourd’hui au mal-logement et à la vie dans la rue, « le maillon le plus visible et le plus triste de la chaîne mal-logement », analyse Karima Delli qui pointe du doigt l’inaction du gouvernement français : « Malgré les annonces cosmétiques du Secrétaire d’Etat au logement, la France semble ne pas avoir pris la mesure de l’urgence de la situation, en témoigne la démission du fondateur du SAMU social, Xavier Emmanuelli, en juillet dernier. Le sans-abrisme n’est pas une fatalité, n’attendons pas l’hiver pour nous souvenir que des gens meurent dans la rue ! »

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