Pascal : merci de ton billet intéressant qui nous sort un peu des soucis quotidien avec le secteur financier...
Le rail a un très fort potentiel pour garantir une mobilité durable, économique et sûre. Mais en Europe la part de la route est à 83%, et l’Union Européenne est en train d’ échouer dans ses objectifs de réduction des GES car les transports continuent à augmenter leurs émissions d’une manière considérable.
Et en Europe on subventionne toujours, à travers la politique fiscale, très largement les modes les moins écologiques.
Dans ce contexte, l’ouverture du marché ferroviaire n’est certainement pas LA mesure mais elle peut avoir des effets positifs comme le montre l’exemple des pays qui le pratiquent. Je pense aux succès que connaissent les opérateurs français dans les régions allemandes. Que la réciprocité ne soit pas possible paraît gênante quand on défend une vision européenne. Et les tarifs n’y augmentent pas, mais l’offre se renforce. Enfin, c’est au politique d’assurer, à travers des mesures légales et contractuelles, que les opérateurs ne recourent pas au dumping social.
Par contre, l’investissement dans et la gestion des grandes infrastructures ne devra pas faire l’objet de concurrence mais au contraire de coopération renforcée entre gestionnaires européens.
Le rail est un système très complexe, comparé à la route, ou l’aérien. Ne le rendons pas encore moins efficace en freinant son développement et son adaptation nécessaire ou en refusant une coopération nécessaire au niveau européen.