NON au dumping social qui gangrène les transports et l’Union européenne!

25 mars 2015
Ce mercredi 25 mars, la plénière du Parlement européen débattra des conditions d’emploi et du salaire minimum dans le secteur des transports.

Karima Delli, députée européenne écologiste, membre des commissions Transport et Emploi-Affaires sociales, prendra la parole afin d’interpeller la Commission sur la nécessité d’agir pour garantir à chaque travailleur de la route des conditions de travail et des droits sociaux décents.

« Les conditions de travail scandaleuses, les salaires insuffisants et les heures de travail interminables sont monnaie courante aux quatre coins de l’Europe.
Au point que le dumping social, cette spirale infernale qui dresse les salariés les uns contre les autres et qui entretient une concurrence malsaine entre les entreprises au détriment des petites structures, menace aujourd’hui le projet européen lui-même.
Le secteur des transports, dont la masse salariale est particulièrement mobile, est spécifiquement exposé à la concurrence sauvage sur les coûts du travail. Depuis 1999, 21 000 emplois ont été détruits dans ce secteur en France et des centaines de PME ont mis la clé sous la porte. Dentressangle dans le transport routier, mais également Ryan Air pour l’aérien en sont les exemples les plus connus. Quant au maritime, il n’est pas épargné puisqu’une nouvelle forme d’esclavage moderne s’y développe à grande vitesse, avec l’exploitation de hordes de salariés non-déclarés et souvent sans-papiers.
Puisque la Commission européenne y voit un grave problème, qu’elle agisse en proposant des standards minimum pour les conditions de travail et les salaires dans le secteur des transports mais également pour les travailleurs à forte mobilité. Cela passe notamment par le renforcement des règles du cabotage dans le routier; l’application stricte de la directive sur les travailleurs détachés dans l’aérien; l’élucidation du problème des pavillons nationaux dans le maritime.
Les législations allemande et française ont récemment évolué afin que chaque chauffeur de poids lourd soit payé au salaire minimum légal durant le temps de son passage sur leur territoire. Ce qu’exprime le secteur des transports européen aujourd’hui, c’est le besoin criant d’une Europe sociale qui se dote enfin de standards sociaux minimaux. Hélas, ce qui se construit actuellement, c’est une Europe dans laquelle ne survivront que les plus forts au détriment des citoyens, des salariés et des consommateurs. Il est plus que temps d’arrêter cet emballement insensé de l’Union européenne au profit d’une Europe procurant à chacun des conditions de travail décentes, sans distinction d’origine ou de nationalité.
« 

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