Conférence
Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima
10 mars 2014 Climat et énergie Nucléaire
Trois ans après la catastrophe nucléaire, Michèle Rivasi et Sandrine Bélier, eurodéputées EELV, ont accueilli au Parlement européen de Strasbourg le dernier habitant de Fukushima, Naoto Matsumara. En refusant d’évacuer la zone interdite autour de la centrale en mars 2011, il est devenu l’unique témoin d’une vie en territoire contaminée et un militant acharné de la lutte contre le nucléaire au Japon.

Longtemps ignoré par les médias japonais, ce sont finalement les journalistes étrangers qui ont découvert l’existence de Naoto Matsumura. Grâce à la publication du livre « Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima », par le photographe Antonio Pagnotta, son combat contre le géant de l’industrie nucléaire Tepco est sorti de l’ombre. Après le tsunami et l’explosion de la centrale - alors que les réacteurs continuent de cracher leur radioactivité plusieurs années après la catastrophe - Naoto Matsumura a choisi de rester sur la terre de ses ancêtres, dans sa ferme, auprès de quelques animaux encore vivants. Face aux puissants lobbies nucléaires, il a été privé de son identité, de son patrimoine et de ses droits.

Il a raconté son histoire et le lien qu’il parvient à maintenir avec la nature dans un territoire apocalyptique au Parlement européen, le mardi 11 mars 2014. Sa visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée européenne (France, Allemagne, Suisse) de sensibilisation aux conséquences d’un accident nucléaire, avec une ambition particulière : aller à la rencontre des habitants de Fessenheim, dont la centrale nucléaire doit être fermée d’ici 2017 selon les engagements pris par le Président français François Hollande.

« Actuellement, on ne parle plus ni du risque nucléaire, ni de la situation à la centrale de Fukushima dans les grands médias japonais, témoigne Naoto Matsumura. Nous ne pouvons pourtant pas courir le risque que d’autres catastrophes nucléaires majeures aient lieu dans une zone sismique comme le Japon. J’aimerais que vos journaux, que vos émissions transmettent ce message jusqu’à chez moi, et que le peuple japonais agisse pour sortir du nucléaire. Je ferai le tour du monde s’il le faut. »


Le 11 mars 2014 - trois après la catastrophe de Fukushima - les eurodéputés EELV se sont également réunis pour une action symbolique contre l’énergie nucléaire dans la cour du Parlement européen.

- Lire la tribune de Michèle Rivasi : Fukushima : habiter dans la zone ou devenir un paria

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