Notre arme nucléaire n’est pas une « assurance-vie » mais une « assurance-mort »

31 mars 2017
A l’occasion de la conférence de l’ONU pour négocier les termes d’un traité d’interdiction des armes nucléaires, Karima DELLI a cosigné une tribune appelant la France à adhérer à l’initiative.
 
En ce début 2017, neuf puissances nucléaires détiennent plus de 15.000 bombes atomiques, représentant 480.000 bombes d’Hiroshima, dont 1800 en état d’alerte permanente. La France en détient aujourd’hui 300 et consacre à leur seule modernisation près de 4 milliards d’euros par an. Le 27 octobre puis le 23 décembre 2016, à l’ONU, elle a fait partie des rares pays ayant voté contre la résolution organisant en 2017 les négociations pour un traité d’interdiction des armes nucléaires (113 pays ont voté pour).

En violation de la lettre et de l’esprit du TNP qu’elle a signé, la France investit dans le renouvellement complet de son arsenal nucléaire: sous-marin nucléaire lanceur d’engins de 3e génération, amélioration du nouveau missile air-sol à moyenne portée et des missiles mer-sol, nouvel avion de combat, etc. D’ores et déjà, le coût de ce renouvellement est évalué à plus de 2 milliards d’euros supplémentaires par an à partir de 2020. Cela ne prend pas en compte les échecs: on se souvient de la désintégration d’un missile M51 lancé par le sous-marin Le Vigilant dans la baie d’Audierne le 5 mai 2013…

La suite sur le site du Huffington Post : http://www.huffingtonpost.fr/alain-lipietz/notre-arme-nucleaire-nest-pas-une-assurance-vie-mais-une-ass_a_22013318/

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