Communiqué
Nouvelles coupes budgétaires pour l’aide au développement : Hollande n’a décidément rien compris
par eelv
30 septembre 2015 Développement COP21
Pour la cinquième année consécutive, le gouvernement français a annoncé une nouvelle coupe de l’aide au développement pour 2016. L’aide publique au développement devrait ainsi représenter en 2016 moins de 0,2% du PIB de la France. Réactions de Michèle RIVASI et Eva JOLY.

Pour Michèle RIVASI, eurodéputée EELV et Vice-présidente du groupe Verts-ALE au Parlement européen :

« La France se décrédibilise complètement sur le plan de l’aide internationale au développement. Il y a deux jours, Hollande faisait à l’ONU une promesse qui n’engage que ceux qui y croient d’augmenter l’aide au développement... pour 2020 ! Aujourd’hui le gouvernement français nous éloigne encore plus de l’objectif de l’ONU de consacrer 0,7% du PIB au développement, objectif pour lequel la France a pourtant réaffirmé son engagement à Addis-Abeba. A deux mois seulement d’une conférence mondiale sur le climat dans lequel l’aide aux pays en développement jouera un rôle majeur, Hollande n’a décidément rien compris ! Si nous voulons convaincre nos partenaires du Sud de s’engager durablement dans la lutte contre le dérèglement climatique, ce n’est pas en 2020 qu’il faudra augmenter l’aide au développement. L’urgence, c’est maintenant ! »

Pour Eva JOLY, eurodéputée EELV, membre de la commission LIBE et ancienne Présidente de la Commission du Développement au Parlement européen :

« Cette décision n’est pas seulement insensée, elle est dramatique. Plus que jamais les pays en développement ont besoin de financements pour éradiquer la pauvreté. Cette pauvreté qui pousse des milliers d’hommes et de femmes déchirés sur les routes de la migration, qui fait le lit du terrorisme et de la guerre. Alors que la crise des réfugiés syriens ébranle l’Europe, que faute de financements, le Programme alimentaire mondial n’est plus en mesure de fournir des rations alimentaires aux millions de réfugiés syriens dans les camps au Liban, en Jordanie et en Turquie, la France refuse visiblement d’assumer sa part de responsabilités. Pire, elle choisit de s’entêter dans des solutions dangereuses et hasardeuses plutôt que de parier sur l’avenir. »

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