De 2004 à 2009, le centre d’études et d’initiatives des Verts français au Parlement européen a édité des documents à destination du grand public. Immigration, climat, transport, budget, OGM... Tous les thèmes d’actualité ont été traités sous l’angle européen. Chaque note de synthèse disponible ci-dessous expose la position tenue par les élus verts au sein de leur groupe parlementaire.
Les eurodéputés Europe Ecologie – Les Verts condamnent les nouvelles lois constitutionnelles entrées en vigueur début janvier en Hongrie. Aux côtés des milliers de citoyens hongrois atterrés par la montée du nationalisme dans leur pays et par le verrouillage de l’appareil d’Etat au profit de la majorité actuelle, les Etats-membres de l’Union européenne ne doivent pas rester silencieux.
Le 2 janvier dernier, plus de 70 000 personnes manifestaient dans les rues de Budapest pour dénoncer la nouvelle constitution hongroise, très nationaliste, tout juste entrée en vigueur. En instaurant des réformes controversées de la justice, de la loi électorale, de la banque centrale et des médias, elle renforce dangereusement le pouvoir du Premier ministre Viktor Orbán (FIDESZ) au pouvoir depuis avril 2010 et fort d’une majorité de deux-tiers au parlement national.
« Les attaques de Viktor Orbán sur la liberté de la presse, l’indépendance judiciaire, l’indépendance de la banque nationale et les sévères restrictions des droits de l’opposition sont des violations importantes des valeurs fondamentales de l’Union européenne », estime Daniel Cohn-Bendit. Le mardi 20 décembre 2011, avec l’eurodéputée verte allemande Rebecca Harms, il a adressé une lettre à José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans laquelle les deux co-présidents du groupe des Verts/ALE font part de leur inquiétude face au durcissement du régime politique hongrois.
Pour les écologistes, « les récentes réformes du chef de gouvernement hongrois ne respectent pas les traités de l’Union européenne » que la Hongrie a rejoint en 2004. Ils demandent par conséquent à l’exécutif européen de faire tout ce qui est en son pouvoir afin de s’assurer que la Hongrie ne piétinent pas les droits fondamentaux défendus partout ailleurs en Europe. Ils appellent les autres groupes politiques du Parlement européen à diligenter un rapport sur la situation dans le pays et à dénoncer les accès autoritaires de Viktor Orbán. En 2010, le Parlement a déjà, à plusieurs reprises, condamné ses méthodes antidémocratiques. Si rien n’est fait, « les citoyens hongrois vont commencer à douter du fait que l’UE prenne au sérieux ses propres principes... », ajoute Daniel Cohn-Bendit.
Depuis le 1 janvier 2011, la Hongrie assure la présidence tournante de l’Union européenne. Six mois de responsabilités qui commencent mal : le président Pal Schmitt a promulgué fin décembre une loi sur les médias qui suscite un tollé dans le pays. Les eurodéputés du groupe des Verts/ALE ont dénoncé cette législation qui enfreint les traités européens et menace la liberté de la presse... Ils l’ont fait savoir dans l’hémicycle.

Mardi 19 janvier 2010. Le Premier ministre hongrois est interpellé par les eurodéputés écologistes dans l’hémicycle du Parlement européen de Strasbourg. Ils brandissent des Unes de journaux blanches, barrées du mot ’censure’, pour dénoncer une nouvelle loi encadrant trop strictement les médias en Hongrie. ’La liberté de la presse est l’un des piliers de la démocratie’, rappellent Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms qui président le groupe politique Verts/ALE.
Le groupe des Verts/ALE organise traditionnellement chaque semestre, dans le pays qui assure la présidence tournante de l’Union européenne, une conférence publique pour faire le point sur les grands enjeux européens du moment et le programme de ladite présidence. La Hongrie assurant cette présidence durant les 6 mois premiers mois de l’année 2011, les Verts européens se sont donc retrouvés à Budapest les 31 mars et 1er avril. Cette réunion a eu une résonance particulière du fait de la polémique sur la nouvelle loi liberticide encadrant les médias en Hongrie, renforcée par le projet récent de modification de la Constitution hongroise.
Lire l'article >>Plusieurs eurodéputés indignés viennent d’interpeller la Commission européenne au sujet d’une campagne de publicité lancée par le gouvernement hongrois et financée en partie par l’Union européenne. Le message : n’avortez pas, privilégiez l’adoption.
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