L’UE rate l’occasion d’établir un espace Schengen plus européen et démocratique

12 juin 2013
Le Parlement européen a adopté le mercredi 12 juin 2013 la réforme du « paquet gouvernance de Schengen », composé de deux règlements : un premier établissant un nouveau mécanisme pour évaluer le respect de l’acquis Schengen, un second portant sur la réintroduction temporaire des contrôles aux frontières internes. Le groupe Verts-ALE s’est opposé aux deux compromis issus des négociations avec le Conseil.
Hélène FLAUTRE, députée européenne (groupe Verts-ALE), membre de la Commission des Libertés Civiles du PE estime que:

« Deux ans après les rodomontades de Sarkozy sur l’arrivée de migrants tunisiens en provenance d’Italie, la montagne accouche d’une souris. La Commission européenne proposait en 2012 un mécanisme enfin communautaire de réintroduction des contrôles aux frontières intérieures. Et cela, afin que cessent les initiatives unilatérales des États membres qui minent la libre circulation, droit fondamental des citoyens européens!

Au final, les modalités de réintroduction des contrôles aux frontières intérieures restent inchangées, dans les griffes donc des États membres à l’exception d’un nouveau motif : les cas de déficience d’un État dans le contrôle de ses frontières extérieures, quel bel esprit de solidarité ! Le pire est tout de même évité : dans ce dernier cas, la Commission garde la main et une proposition de sa part sera nécessaire.

Et en ce qui concerne le mécanisme d’évaluation Schengen, le Parlement européen n’a pas réussi à obtenir la codécision. S’asseyant sur l’esprit du traité de Lisbonne, l’Union européenne a raté l’occasion d’établir un espace Schengen pleinement européen et démocratique. »

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