• Accédez aux pages de Catherine Grèze
  • Accédez aux pages de José Bové
  • Accédez aux pages de Sandrine Bélier
  • Accédez aux pages de Hélène Flautre
  • Accédez aux pages de Nicole Kiil-Nielsen
  • Accédez aux pages de Eva Joly
  • Accédez aux pages de Daniel Cohn-Bendit
  • Accédez aux pages de Michèle Rivasi
  • Accédez aux pages de Malika Benarab-Attou
  • Accédez aux pages de François Alfonsi
  • Accédez aux pages de Yannick Jadot
  • Accédez aux pages de Jean-Paul Besset
  • Accédez aux pages de Pascal Canfin
  • Accédez aux pages de Karima Delli

Accueil > Repères  > Textes de référence
Non à une Europe forteresse
1er janvier 2010
envoyer l'article par mail

La libre circulation et la liberté de séjour sont des droits fondamentaux : ce sont les immigrés qui ont façonné les cultures et les sociétés par le passé. Ils continueront à le faire dans le futur. La position du parti Vert européen pour un continent de migration.

La libre circulation et la liberté de séjour sont des droits fondamentaux de l’homme. Les immigrés ont façonné des cultures et des sociétés par le passé et continueront à le faire dans le futur. Hélas, l’immigration forcée entraîne souffrance et déchéance, et les causes profondes qui poussent les gens à quitter leurs sociétés doivent être combattues. Tous ceux qui ont tenté de bâtir une Europe forteresse ont échoué.

Les frontières de l’Union européenne ne se limitent pas aux frontières extérieures : elles sont également présentes dans les aéroports, sous la forme des contrôles d’identité sommaires pratiqués à l’intérieur des frontières et dans les systèmes de contrôle électroniques qui sont mis en place à travers l’Europe.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’adopter des positions communes. Les Verts européens ont défini une approche commune en matière d’immigration, qui met l’accent sur la solidarité. Considérer ce phénomène comme un phénomène mondial permet de procéder à une analyse efficace. Les Verts basent leur position sur les droits dont les citoyens doivent jouir et non sur les restrictions que nous pourrions leur imposer.

Les Verts luttent en faveur de politiques proactives conduites dans l’intérêt des immigrés et de la société dans son ensemble. La politique d’inclusion – nous préférons ce terme à celui habituellement utilisé d’« intégration » – n’est pas une faveur concédée aux immigrés : elle est nécessaire au fonctionnement de l’ensemble de la société. Il s’agit d’un processus enrichissant pour toute la population. Si celui-ci n’est pas correctement mis en oeuvre – comme c’est le cas dans la plupart des pays européens – des problèmes, des craintes, des angoisses et des préjugés peuvent apparaître, et apparaissent d’ailleurs, des deux côtés.

Les Verts pensent que la diversité est une valeur positive. Nous ne craignons pas la perspective du changement dans nos communautés et nous nous faisons les avocats d’une inclusion ayant les formes du dialogue et non celles de la contrainte.

Les Verts veulent jeter davantage de ponts vers l’Europe : c’est fondamental pour nous ! Nous voulons élargir les voies légales par lesquelles les gens viennent s’établir dans l’UE. S’il existe des moyens légaux d’entrer en Europe, moins de personnes se lanceront dans un voyage périlleux et potentiellement mortel.

Ces principes ne nous empêcheront pas de travailler sur les causes qui font de l’immigration une nécessité et non un choix. Les actions de lutte contre le changement climatique doivent s’intensifier et bénéficier de financements suffisants pour garantir des résultats tangibles. Ce qui créera également de l’emploi. L’UE doit mettre toute son énergie à prévenir les conflits et à rétablir la paix partout dans le monde. Renforcer le co-développement et faire en sorte que l’UE consacre une partie de son budget à des programmes d’éducation et de développement dans les pays d’origine de l’immigration n’est qu’un moyen de rétablir l’équilibre dans les politiques d’immigration européennes, lesquelles accusent une certaine tendance à se focaliser sur des objectifs légalistes plutôt que de chercher à traduire dans leur pratique une approche empathique caractérisée par l’humanité, l’attention et le respect.

Le parti vert européen a adopté cette position sur les migrations lors de la réunion de son Conseil à Ljubljana, qui a eu lieu du 11 au 13 avril 2008.


Le forum Réagir à cet article (pas de message pour le moment)
contacts | légal | newsletter | sites | rédacteurs | RSS | réalisation Perline & Martin Granger | merci SPIP