Le député européen d’Europe-Ecologie José Bové s’est félicité jeudi de la décision du Conseil d’Etat d’annuler un décret gouvernemental sur les organismes génétiquement modifiés, dénonçant l’attitude du gouvernement qui "n’a jamais voulu aller jusqu’au bout ni sur la nécessité de la transparence, ni sur l’obligation d’évaluer ce que sont les OGM".
La décision du conseil d’Etat est "légitime", a jugé M. Bové sur Europe-1. Le Conseil d’Etat a rendu en juillet un arrêt annulant à partir du 30 juin 2010 plusieurs dispositions d’un décret pris par le gouvernement Villepin en mars 2007 transposant une directive européenne sur la culture des OGM. "Le gouvernement n’a jamais voulu aller jusqu’au bout, ni sur la nécessité de la transparence, ni sur l’obligation d’évaluer ce que sont les OGM", a déclaré le député européen.
"Il faut que les gens soient au courant (des) lieux où sont implantés les OGM. Le gouvernement a toujours tergiversé parce qu’il ne voulait pas qu’il y ait une véritable précision", a-t-il estimé. "Or maintenant le conseil d’Etat dit : il faut la transparence totale et entière".
"Il n’y avait pas d’étude non plus sur les conséquences globales des effets des OGM que ce soit en terme environnemental, en terme de santé, en terme social, économique. Là, il va falloir maintenant qu’il y ait toutes ces études", a souligné M. Bové.
Le député européen a rappelé qu’il était convoqué le 28 août au tribunal de grande instance de Béziers (Hérault) pour un procès suite à un arrachage de maïs transgénique en 2007. AP
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