Des députés européens s’opposent à la fermeture d’un journal basque

14 février 2010
Vingt-deux députés issus de quatre groupes parlementaires ont apporté leur soutien à une déclaration qui demande la levée de l’interdiction provisoire du journal en langue basque Egunkaria. La déclaration appelle également à l’acquittement des accusés et à leur indemnisation.

Cela fera sept ans le 20 Février, que le très populaire journal en langue basque Egunkaria a été fermé par les autorités de l’État espagnol. L’ordre d’interdiction a été maintenue en vigueur de même que les poursuites et ce en dépit d’une recommandation contraire du Procureur de l’État qui a affirmé qu’il n’y avait aucune preuve suggérant un lien entre Egunkaria et des groupes extrémistes.

Pour Oriol Junqueras, député européen de l’ERC/ALE
« Les médias ne peuvent être fermées par mesure de précaution, sans qu’aucune déclaration de culpabilité n’ait été faite. La liberté de la presse est un droit fondamental qui doit être protégé. Chaque millimètre de liberté de la presse est sacrée et doit être défendu scrupuleusement.

« L’Europe doit montrer l’exemple et prendre les devants dans la défense de la liberté de la presse et du pluralisme des médias. Malheureusement, le gouvernement espagnol a miné la démocratie par la fermeture de Egunkaria. La classe politique espagnole tout entière sait à quel point la fermeture de Egunkaria a été antidémocratique, pourtant, ni le Partido Popular ni le parti socialiste ont le courage de s’élever contre cette injustice. Il est honteux de fermer un journal basé sur des allégations qui ont été révélées sans fondement ».

L’eurodéputé corse François Alfonsi ajouté:

« La liberté de la presse est un droit fondamental qui doit être défendu et l’Europe doit donner l’exemple. Il est scandaleux qu’un journal puisse être fermé sur la base d’allégations inexactes.

«Si cela peut se produire aujourd’hui dans l’État espagnol, alors nous devons être vigilants pour que ce type de comportement ne se répète pas ailleurs dans l’Union européenne. Nous demandons à la Commission européenne de prendre les devants et de rappeler leurs responsabilités aux autorités de l’État espagnol. Comment pouvons-nous prendre les promesses de la présidence espagnole de l’UE au sérieux quand ils permettent de telles violations flagrantes des droits fondamentaux dans leur propre État membre?

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