Emprisonnement de Leyla Yunus : l’Europe doit être intransigeante

22 octobre 2014
Le 30 juillet dernier, Leyla Yunus, directrice de l’Institut pour la Paix et la Démocratie en Azerbaïdjan, était victime d’une vague d’arrestations politiques orchestrée par le régime du clan Aliyev. Mardi 21 octobre 2014, le Parlement européen vient de décider d’envoyer une délégation sur place pour constater la dégradation des droits humains dans cette dictature du gaz et du pétrole.

Le groupe Verts/ALE au Parlement européen avait soutenu la candidature de Leyla Yunus pour le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit 2014. Ce Prix a finalement été décerné mardi 21 octobre au gynécologue congolais Denis Mukwege pour son engagement auprès des femmes victimes de viols et de violences sexuelles en RDC. Mais les députés européens ont tout de même décidé de se rendre en Azerbaïdjan pour tenter de rencontrer Leyla Yunus et dénoncer la sérieuse dégradation des libertés et droits humains dans ce pays. C’est une première victoire contre la dictature du gaz et du pétrole du régime Aliyev et l’ escalade de violences et d’arrestations politiques orchestrées. Après s’être attaqué à l’opposition et aux médias, le régime s’en prend désormais aux quelques voix de la société civile qui ont encore le courage de se battre pour la démocratie dans ce pays. La récente annonce d’une grâce présidentielle de 84 militantes des droits humains prouve que la pression internationale peut infléchir ce régime qui dépend très largement des exportations en gaz et en pétrole.

Alors que l’Azerbaïdjan préside jusqu’à la fin de l’année le Conseil de l’Europe et se prépare à accueillir les premiers Jeux européens en 2015, le Parlement européen vient accentuer cette pression, et appelle à la libération immédiate de Leyla Yunus, arrêtée le 30 juillet dernier sous des prétextes fallacieux de trahison, d’évasion fiscale et de transactions illégales liées aux activités de son association, et aujourd’hui menacée de torture.

La Présidente de la délégation Europe Ecologie Michèle Rivasi rappelle que « les milliards d’euros investis par les multinationales européennes de l’énergie ne peuvent en aucun cas justifier les arrestations politiques et les atteintes graves aux droits humains. »

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