Journée d’action européenne contre l’austérité : les députés EELV solidaires

28 février 2012
Les eurodéputés EELV sont solidaires de l’appel à la journée de mobilisation européenne contre l’austérité lancé par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour le 29 février 2012. Ils s’opposent résolument au traité de « sauvegarde, de coordination et de gouvernance » (TSCG) qui sera officiellement signé le 1er mars à Bruxelles par les Chefs d’Etat et de gouvernement.
Ce traité voulu par le couple Sarkozy-Merkel consacre en effet l’austérité comme seule perspective alors qu’elle produit des ravages devant nos yeux en Grèce : le PIB du pays a diminué de plus de 10% depuis 2008, le chômage explose, et les recettes fiscales, déjà affaiblies par l’absence de lutte réelle contre l’évasion fiscale, diminuant avec la récession, la dette publique continue d’augmenter, le tout ayant des conséquences dramatiques sur le plan humain. Chaque jour en Grèce est démontrée l’inanité des politiques d’extrême rigueur budgétaire et c’est pourtant sans sourciller que le Conseil européen adoptera officiellement le TSCG qui se propose d’en généraliser le principe à toute l’Europe.

Il existe pourtant, comme le souligne la CES, des solutions alternatives à l’austérité, que nous défendons depuis longtemps au sein du Parlement européen. Avec un mot d’ordre : la solidarité. La mutualisation d’une partie des dettes souveraines, l’émission d’euro-obligations par un Trésor de la zone euro, la convergence fiscale sont des éléments indispensables à la sortie de crise, que le couple Merkozy refuse pourtant obstinément.

Cette journée de mobilisation doit servir à démontrer que les solutions alternatives à l’austérité sont à prendre au niveau européen et qu’il faut combattre les replis nationalistes et égoïstes que nous constatons à l’heure actuelle. Nous refusons de laisser se creuser plus profondément encore le fossé entre l’Europe et ses citoyens et entre les peuples européens. Le risque de délitement du projet européen est aujourd’hui réel si l’on persiste à cantonner les institutions européennes dans un rôle punitif. Nous appelons donc les dirigeants européens à entendre demain les revendications portées par la CES et les traduire en actes dès le Sommet de la fin de semaine.

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