Un Groupe d’amitié Berbères/amazigh établi au Parlement européen

21 avril 2010
Trente ans après le «printemps berbère» qui a vu la répression brutale des manifestations berbères en Algérie, le député européen François Alfonsi et plusieurs collègues de divers groupes politiques ont annoncé la création d’un groupe d’amitié berbère/amazigh au Parlement européen.
Le groupe a été lancé lors d’une conférence de presse au parlement européen à Strasbourg ce mardi 20 avril. Les députés européens ont souligné leur soutien pour les peuples berbères/amazigh et ont publié une déclaration qui explique leur intention à ce que la question berbère soit prise en compte par l’UE au nom des droits reconnus aux minorités. (Voir la déclaration complète en bas).

Parmi les députés qui soutiennent cet groupe figurent Jean Luc Bennhamias, Jean Paul Besset, José Bové, Frieda Brepoels, Rosario Crocetta, Isabelle Durant, Jill Evans, Nathalie Griesbeck, Oriol Junqueras, Nicole Kiil Nielsen, Philippe Lamberts et Bart Staes.

Le peuple berbère/amazigh a sa propre langue, culture et tradition en Afrique du nord. Bien qu’ayant fait face aux persécutions et à la répression, les berbères/amazighs tentent de préserver leur identité et leurs traditions.

La création de ce groupe d’amitié est une opportunité pour s’assurer que les questions concernant les berbères/amazighs sont défendues au sein des institutions de l’UE.

Lors de la conférence de presse à Strasbourg, François Alfonsi a déclaré: « Dans le cadre de sa politique de voisinage, l’Union européenne s’engage dans ces pays sous réserve de contrepartie en terme de droits de l’homme (notamment question des droits des femmes), il faut aussi qu’elle s’assure du respect du droit des minorités et donc des peuples berbères. »

Le député catalan Oriol Junqueras a ajouté:  » En Catalogne, certaines écoles primaires où il existe d’importantes minorités berbères, proposent des cours en tamazigh. Respecter les droits linguistiques et culturels de ces minorités c’est aussi les amener à reconnaître et à s’impliquer dans la culture du territoire d’accueil. »

Enfin, le député Europe-Ecologie Jean Paul Besset a dit : « Les évènements sanglants qu’ils ont eu à subir ne doivent pas se reproduire. On est là pour que l’Europe mette la pression sur les gouvernements non démocratiques de ces Etats, afin qu’effectivement cela ne se reproduise pas. »

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