Le plan européen sur les technologies sobres en carbone est à côté de la plaque

7 octobre 2009
La communication de la Commission européenne, « Investir dans le développement des technologies à faible intensité carbonique », rendue publique aujourd’hui ne se résume malheureusement qu’à un banal exercice de relations publiques. A ce sujet, Yannick Jadot, député européen du groupe Verts / ALE déclare:

« Si la Commission estime que 50 milliards d’euros sont nécessaires dans la prochaine décennie, aucun financement public supplémentaire n’est envisagé.
L’annonce d’aujourd’hui n’est qu’un simple cache-misère après le soi-disant « plan de relance » de 4 milliards d’euros de ce début d’année. Dans ce plan, les grands bénéficiaires étaient les projets de captage et stockage du carbone, seuls 20% allant aux énergies renouvelables. A la demande de la France, Arcelor-Mittal va par exemple recevoir 50 millions d’euros pour appliquer une telle technologie sur son site de Florange.

Comme alternative, le Groupe des Verts/ALE au Parlement européen avait proposé de verser ces 4 milliards d’euros à un « fonds climat » de la Banque européenne d’investissement (BEI), avec pour objectif d’attirer des investissements privés massifs. Les expériences passées ont montré que 50 milliards d’euros auraient ainsi pu être levés.

De plus, dans sa communication d’aujourd’hui, la Commission et Barroso placent sur un pied d’égalité les fausses solutions comme le nucléaire et le captage du carbone, et les solutions propres et efficaces que sont les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Comme leader des technologies vertes et de la lutte contre le changement climatique, la Commission européenne se discrédite. » conclut Yannick Jadot.

Partager cet article

Les commentaires sont fermés.