Pour les Verts/ALE, il faut « des mesures plus fermes pour empêcher le virage autoritaire en Hongrie »

17 janvier 2012
Pour la Commission européenne, la nouvelle constitution hongroise n’est pas compatible avec le droit communautaire. Elle annonce enfin son intention d’entreprendre une procédure d’infraction à l’encontre de la Hongrie suite aux réformes controversées, adoptées début janvier 2012. Cette évaluation suffira-t-elle à stopper les atteintes à la démocratie dans cet Etat-membre ? Pour les eurodéputés Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms, co-présidents du groupe des eurodéputés Verts/ALE, elle ne va pas assez loin et oublie plusieurs lois qui piétinent les valeurs fondamentales de l’Union européenne. Communiqué de presse.
Pour Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé Europe Ecologie – Les Verts :

« L’approche trop restreinte de la Commission ne met pas le doigt sur l’essentiel. L’UE doit prendre des mesures plus fermes afin de défendre les valeurs fondamentales de l’UE et ainsi empêcher le virage autoritaire du gouvernement hongrois qui va totalement à l’encontre des intérêts de ses citoyens et de son économie. Le Groupe des Verts/ALE a déjà appelé au déclenchement d’une procédure prévue par l’article 7 du traité de l’UE afin de vérifier si la Hongrie bafoue ou non les valeurs fondamentales de l’UE (1). Les Verts au PE estiment que cette mesure reste nécessaire et continueront à faire pression pour cela dans le débat au Parlement européen qui se tiendra demain en plénière. Ce débat sera accompagné d’une résolution qui sera mise au vote lors de la prochaine session. Le groupe des Verts/ALE fera également pression au sein de la commission parlementaire des libertés civiles. Il n’est pas encore trop tard, le gouvernement hongrois peut encore changer de cap et les Verts le rappelleront demain à Viktor Orbán lors du débat. »

Pour Rebecca Harms, eurodéputée allemande :

« Bien que la réponse soit tardive, la Commission a raison de prendre des mesures afin de mettre en évidence l’incompatibilité entre le droit communautaire et certaines lois proposées par le gouvernement hongrois. Force est de constater que ces lois constituent une menace pour l’indépendance du pouvoir judiciaire, de la banque centrale et de l’autorité de protection des données. Mais en se concentrant sur trois domaines seulement, l’évaluation de la Commission ne va pas assez loin face à ce une situation en totale contradiction avec les valeurs fondamentales sur lesquelles est fondée l’UE. La Commission omet également de critiquer d’autres lois qui porteront gravement atteinte au pluralisme politique et médiatique en Hongrie et qui incarnent le virage autoritaire du gouvernement Orbán. »

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