Protocole de Kyoto : l’Union européenne doit montrer la voie

25 novembre 2011
La conférence climatique de l’ONU débute lundi 27 novembre, à Durban en Afrique du Sud. Elle réunira près de 200 pays jusqu’au 9 décembre. Au coeur de ces négociations internationales : la question du renouvellement du Protocole de Kyoto qui expire en 2012. Cet instrument juridique international qui vise à lutter contre les changements climatiques contient les engagements pris par les pays industrialisés de réduire leurs émissions de certains gaz à effet de serre responsables du réchauffement planétaire. Communiqué de presse des eurodéputés Europe Ecologie – Les Verts.
Pour Sandrine Bélier, eurodéputée Europe Ecologie – Les Verts, membre de la commission Environnement qui se rendra au Sommet sur le climat de Durban :

« Il est important de rappeler que la crise économique ne chasse pas la crise climatique. Au contraire, les réponses à la première dépendent directement des engagements forts et mesures ambitieuses que l’Europe peut apporter à la seconde. L’Union européenne a un rôle moteur à jouer dans les prochaines négociations. Le succès de ce Sommet repose sur elle. Elle doit dès aujourd’hui soutenir ouvertement une seconde période d’engagement au Protocole de Kyoto et garantir un financement adéquat pour aider les pays en développement dans leurs efforts d’adaptation. Du succès de Durban dépend incontestablement les conditions de relance des engagements politiques de la communauté internationale pour le développement durable lors du quatrième Sommet de la Terre à Rio en juin 2012. »

Yannick Jadot, eurodéputé EELV, ajoute :

« Les gouvernements européens ont aujourd’hui les cartes en main pour enclencher un vrai mouvement ambitieux et relancer les négociations climatiques internationales. Un engagement clair de l’Union européenne en faveur d’une prolongation du Protocole de Kyoto, en en supprimant les lacunes les plus flagrantes, donnerait un nouvel élan aux discussions. En commençant par augmenter son objectif de réduction de ses émissions à l’horizon de 2020 au-delà de l’objectif actuel de 20 %, l’Europe montrerait l’exemple au niveau international. Cet objectif ambitieux n’est pas seulement bon pour l’économie européenne et pour l’emploi, mais c’est aussi indispensable pour sortir d’une trajectoire dramatique qui nous emmène vers un réchauffement de 3 à 4°C d’ici la fin du siècle. »

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