Sandrine Bélier : « A Durban, personne ne semble imaginer un nouvel échec »

8 décembre 2011
Quelle ambiance règne à Durban ? Que se dit-on dans les couloirs du centre de conférence climatique organisée par les Nations unies ? Sandrine Bélier, eurodéputée EELV, livre ses impressions à Terra Eco à son arrivée en Afrique du Sud. Suivez ses chroniques sur leur site !
Je suis arrivée hier en fin d’après-midi, à Durban, avec mes collègues de la délégation du Parlement européen. Nous avons eu notre premier briefing par la Commission européenne vers 17 h. Après une semaine de négociations, en dépit de quelques mouvements positifs sur plusieurs aspects techniques, l’image qui s’impose quant à l’issue de cette conférence sur le climat à Durban est un grand point d’interrogation.

L’échec de Copenhague plane sur le centre de conférence de Durban, mais personne ne semble vouloir, à ce stade de la négociation, imaginer un nouvel échec. Les délégations gouvernementales arrivent et se préparent pour la partie politique de la COP 17 qui débutera officiellement ce mardi. Cette semaine, la conférence est appelée à progresser sur les principaux éléments qui ont fait l’objet d’accords à Cancún en 2010 pour aboutir à des décisions concrétisant, entre autres :

– un mécanisme de quantification et réduction des émissions de CO2

– un cadre d’adaptation pour aider les pays en développement

– et un Fonds vert pour le climat

Protocole de Kyoto : Stop ou encore ?

Les discussions se focalisent, notamment et sans surprise, sur la poursuite du protocole de Kyoto, le seul accord climatique mondial contraignant, qui s’achèvera fin 2012. L’enjeu est important car, à défaut de se mettre d’accord pour une seconde période d’engagement ou un nouveau mécanisme contraignant, c’est quinze ans de travail et d’investissement pour la lutte contre le dérèglement climatique qui pourraient être réduits à néant.

Pour les Etats les plus petits et les plus vulnérables, un résultat crédible à Durban suppose de se mettre d’accord sur une deuxième période d’engagement ne dépassant pas cinq ans, des engagements contraignants sous la forme d’objectifs chiffrés, la suppression des failles dans les règles comptables (dites UTCATF) et l’augmentation des ambitions des pays développés.

La Commission européenne et les ministres de l’UE ont à Durban le mandat de convenir d’un amendement au protocole de Kyoto. Hier, les représentants de l’Union européenne étaient optimistes quant à l’adoption d’une « feuille de route » qui associerait un résultat juridiquement contraignant, notamment en raison de changement positif détecté dans la position de la Chine.

– Lire la suite de l’article « A Durban, personne ne semble imaginer un nouvel échec » publié le 6 décembre sur Terra eco

– Lire l’article « A Durban, les discussions semblent se tendre » publié le 8 décembre sur Terra eco

– Suivez Sandrine Bélier en direct de Durban sur son fil Twitter

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