Le Parlement européen vote l’interdiction de la pêche électrique

16 janvier 2018

Par ce vote, l’Europe sort de l’exception pour revenir à l’interdiction de 1998. Yannick JADOT rappelle que cette victoire est le résultat d’une formidable mobilisation des associations, des pêcheurs, des scientifiques et des élus écologistes.

Largement dénoncée pour ses impacts dramatiques sur la ressource, les fonds marins et la pêche artisanale, interdite dans la très grande majorité des pays dans le monde (y compris Chine, Brésil ou États-Unis), la pêche électrique en Europe subit un coup d’arrêt que nous voulons définitif.

Pour Yannick JADOT, député européen Verts/ALE, à la tête de la campagne au Parlement européen :

«  C’est une très belle victoire contre une pêche terriblement néfaste, une véritable arme de prédation massive. Grâce à la formidable mobilisation des associations, des pêcheurs artisans, des scientifiques, de la grande distribution, des grands chefs cuisiniers, et des élus écologistes qui ont su convaincre largement au sein du Parlement, la pêche électrique redevient strictement interdite. Le Parlement a su dépasser les mensonges diffusés par des lobbys très agressifs et malheureusement relayés par une Commission européenne tombée du côté obscur des lobbys et qui a failli depuis 2006 en accordant des dérogations sans justification scientifique.

La preuve est faite que la mobilisation des élus écologistes, en coordination avec les pêcheurs artisanaux, les associations environnementales et les scientifiques est payante. Je te tiens à saluer ici le travail précis, méthodique et enthousiaste réalisé par Bloom, au cœur de cette victoire.

Cette victoire emblématique sur la pêche électrique ne doit pas masquer que l’ensemble du dossier sur les « mesures techniques » d’application de la Politique commune de la pêche est très mauvais et qu’il comporte surtout de nombreuses dispositions en infraction de la politique commune de la pêche et des principes de durabilité de la pêche.

Les écologistes continuent le combat contre les techniques de pêche les plus destructrices, y compris le chalutage à perche, pour le respect des ressources halieutiques, la protection des océans et la sauvegarde de la pêche artisanale.

Il nous faudra rester très vigilants lors des négociations de trilogue avec le Conseil et la Commission pour maintenir cette interdiction totale. Le gouvernement français ne pourra dès lors pas se contenter de la passivité qui a été la sienne jusqu’à présent ».

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