Règles aéroportuaires : Les Verts déplorent la libéralisation accrue des services au sol

16 avril 2013
Le Parlement européen vient de voter en faveur de règles qui libéralisent les services aux sols dans les aéroports. Les Verts, qui critiquent vigoureusement ces nouvelles règles, regrettent l’issue du vote. Alors que le Parlement européen avait rejeté la proposition en décembre dernier, ce texte, réexaminé en commission parlementaire, est revenu selon eux dans une version à peine améliorée dont les principaux défauts n’ont pas été corrigés.
Réagissant après le vote Isabelle DURANT a estimé que:

« La Commission européenne et les députés européens qui l’ont finalement suivie dans ce dossier, se trompent non seulement d’objectif, mais également de priorités en matière de politique aéroportuaire et de transport aérien.

Présenter l’augmentation forcée du nombre de prestataires concurrents comme le meilleur moyen d’augmenter la qualité des services en escale dans les aéroports les plus importants, c’est une fois de plus présenter la menace concurrentielle et la pression des marchés comme l’alpha et l’oméga de la politique des transports. Il est pourtant évident que les principaux défis du secteur aérien sont ailleurs. Si ce secteur cumule aujourd’hui des problèmes de congestion, d’atteintes croissantes à l’environnement et de dégradations des conditions de travail et de la protection sociale de son personnel, c’est précisément à la concurrence par les prix qu’on le doit, une concurrence toujours plus dure et toujours aussi faussée par les aides d’Etat et par les autres traitements de faveur dont bénéficie l’avion par rapport aux modes de transport plus durables. »

S’exprimant à l’issue du vote, Jean-Jacob BICEP a déclaré:

« Je suis véritablement consterné. Nous avions rejeté cette proposition en décembre pour des raisons évidentes. Et pour cause, non seulement ce rapport ne cible pas le bon problème, mais il y apporte de surcroît de mauvaises solutions. En l’état, le Parlement vient de se prononcer pour augmenter le nombre d’opérateurs dans les très grands aéroports européens, ce qui, de plus, concerne un nombre très limité d’entre eux.

Parallèlement, certains critères sociaux, bien que mentionnés, n’auront en réalité aucun nouvel effet contraignant. À quoi cela rime-t-il au juste? Le véritable problème est la qualité des emplois, les salariés doivent être mieux formés et encadrés, non pas mieux concurrencés! Aujourd’hui, je regrette par-dessus tout le manque de courage politique de certains groupes qui, cédant à des pressions diverses, n’ont pas pris leur responsabilité jusqu’au bout et, en changeant de stratégie, ont permis l’adoption de ce rapport ».

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