Le plan d’action canicule du groupe Verts/ALE

Les 5 méga pollueurs doivent payer la facture pour rendre l’Europe résistante à la canicule !

Loi pour lutter contre la canicule : les 5 géants des énergies fossiles doivent payer le prix de l’adaptation

À cause de la crise climatique mondiale créée par les entreprises des énergies fossiles, l’école de votre enfant a dû fermer, vous ne pouvez plus aller travailler parce que la crèche de votre bébé est fermée, des travailleuses et des travailleurs meurent, les hôpitaux sont en surchauffe…
Les cinq plus grandes entreprises d’énergies fossiles doivent payer pour que tous les bâtiments publics de l’Union européenne soient résistants à la canicule et permettent à toutes et tous de venir se rafraichir dans des espaces accueillants et confortables.
Pour que l’Europe soit résistante à la canicule, nous avons besoin de 70 milliards d’euros par an. C’est la Commission européenne qui le dit !
TotalEnergie, BP, Chevron, Exxon Mobil et Shell réunis, c’est un chiffre d’affaires annuel de 1 000 milliards d’euros. Nous n’avons besoin que de 7 % des bénéfices annuels de ces géants des fossiles.
Nous pouvons lutter contre la chaleur dans tous les espaces publics de l’Union européenne.
C’est leur responsabilité de réparer leurs dégâts. Ils nous le doivent.
7 %, ce n’est rien du tout à l’échelle des bénéfices de l’industrie fossile. 

Nous pouvons faire autrement – Transformer des fours en béton en villes agréables

  • Rafraîchir les écoles, les hôpitaux, les maisons de repos, les EHPAD et les transports publics : Les enfants, les patients, les infirmières et infirmiers, les médecins dans les hôpitaux, les personnes qui vivent en maison de retraite, les chauffeurs de bus et toutes celles et ceux qui utilisent les transports en commun sont les plus exposés aux canicules. L’Union européenne doit soutenir les États membres et les collectivités locales en finançant des mesures pour rafraîchir les bâtiments, végétaliser les toitures, planter des arbres pour faire de l’ombre, améliorer l’aération et la climatisation.
  • Protéger les travailleuses et les travailleurs de la chaleur : toutes les personnes qui travaillent en extérieur (dans le bâtiment, les travaux routiers, l’agriculture, la logistique, etc.) sont les plus exposées à la chaleur et celles et ceux qui ont le moins de protection. L’Europe doit fixer des normes de référence pour protéger toutes les travailleuses et tous les travailleurs en Europe. Les températures élevées doivent pousser les employeurs à agir en mettant place des pauses obligatoires, un accès à l’ombre et à de l’eau et en ajustant les horaires de travail durant les pics de chaleur. Nous demandons à la Commission de présenter rapidement des recommandations contraignantes.
  • Rendre nos logements frais et nos logement frais abordables : avoir une maison fraîche ne doit pas être un luxe. Tout le monde devrait pouvoir faire descendre la température dans son logement. L’aide publique doit soutenir en priorité les ménages à faibles revenus, celles et ceux qui vivent dans un logement mal isolé ainsi que celles et ceux qui n’ont pas les moyens de se protéger des chaleurs extrêmes. La Commission européenne doit, en priorité, prendre des mesures pour rafraichir les logements et réduire les factures d’énergie : conception des bâtiments plus résistante à la chaleur, réseaux urbains de chaleur et de froid, pompes à chaleur et leasing social de pompes à chaleur, amélioration de l’aération et de la climatisation, par exemple, sont des mesures qui viendraient en aide à celles et ceux que les vagues de chaleur rendent (encore plus) vulnérables.
  • Rafraîchir nos villes : Béton, manque d’abris ombragés et approvisionnement en eau insuffisant font de nos villes des fours où les populations souffrent. Eau potable et brumisateurs, zones ombragées, parcs et jardins, façades et toitures végétalisées rendent nos villes à nouveau vivables en protégeant les populations de la chaleur et en faisant baisser la température de nos villes d’environ 4 degrés. Les villes européennes de plus de 45 000 habitant·es ont déjà l’obligation de mettre en place des plans locaux de chauffage et de refroidissement. Les gouvernements doivent accélérer afin que ces plans soient réellement mis en place.
  • Répondre à la demande énergétique grâce au solaire : les canicules font exploser la demande énergétique. Au même moment, le soleil chauffe à blanc les toits et les bâtiments qu’ils couvrent. L’installation de panneaux solaires sur les toits permet d’en faire un atout en produisant une énergie propre, précisément lorsque la demande explose, tout en rafraîchissant les toits en les maintenant à l’ombre. Les bâtiments devraient donc accueillir des panneaux solaires sur leurs toits partout où cela est possible et utiliser l’énergie produite pour créer des lieux frais.
  • Protéger et restaurer nos alliés naturels : forêts, tourbières, rivières et tous les autres habitats naturels doivent être mieux protégés, restaurés et, si possible, étendus pour nous aider à nous rafraichir. Investir dans des toits végétalisés et des forêts urbaines, en plantant des arbres et en rouvrant des cours d’eau couverts, nous pouvons faire baisser la température de nos villes de 2 à 17°C et offrir à leurs habitantes et leurs habitants des zones de fraîcheur.
  • Financer l’adaptation au dérèglement climatique : La Commission et les États membres doivent s’accorder sur un budget européen à la hauteur pour faire face à la crise actuelle à travers des investissements via les Plans de partenariat nationaux et régionaux. Le futur cadre de résilience climatique doit obliger tous les États membres à adopter et mettre en œuvre des plans d’adaptation permettant de se préparer aux vagues de chaleur à venir.
  • Ouvrir les bâtiments du Parlement européen et des autres institutions lors des canicules : Nous demandons que le Parlement européen, la Commission, le Conseil et toutes les autres institutions de l’Union européenne ainsi que tous les bâtiments publics tels que les maries, les bibliothèques et les musées soient ouvert pour accueillir celles et ceux qui auraient besoin de se reposer dans un endroit frais comme les travailleuses et les travailleurs ou les personnes sans logement. Le Parlement européen devrait montrer l’exemple et ouvrir ses portes pour servir de refuge à celles et ceux qui souffrent de ces températures mortelles.
  • Conseil extraordinaire : Nous demandons aux chef·fes d’État et de gouvernement de l’Union européenne de se réunir rapidement pour un Conseil extraordinaire consacré à la réponse européenne aux chaleurs extrêmes lors duquel ils se mettraient d’accord sur des mesures concrètes pour protéger les citoyennes et les citoyens européen·nes lors des canicules. 

(Le groupe Verts/ALE a obtenu un débat en plénière sur la lutte contre les vagues de chaleur le 8 juillet 2026, malgré l’opposition des conservateurs et de l’extrême droite.)

Contexte sur la canicule :

  • Les populations ressentent les impacts de l’urgence climatique : écoles et crèches qui ferment, augmentation des morts liées à la chaleur, sécheresses, orages violents, coupures d’électricité – la vague de chaleur affecte la santé des citoyennes et des citoyens, nos façons de vivre et de travailler, nos factures d’énergie, nos réserves d’eau et fait augmenter les prix de l’alimentation.
  • L’Union européenne n’est, pour le moment, pas prête pour protéger ses citoyennes et ses citoyens et pour rafraîchir nos villes : nous faisons face à des températures qui dépassent quotidiennement les 40 degrés en France, au Portugal, en Espagne, en République tchèque, en Allemagne et dans d’autres pays de l’Union européenne et atteignent même les 50 degrés en Sicile.
  • L’urgence thermique et climatique est aussi une urgence d’inégalités et de santé : les canicules tuent 48 000 personnes par an en Europe et 75 % des bâtiments européens ne sont pas efficaces énergétiquement. 26 % des ménages européens n’arrivent pas à maintenir leur logement à une température agréable en été. Ce chiffre monte à 35 % dans la population la plus précaire.
  • La dépendance aux énergies fossiles tien l’Europe en otage : l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite. Les vagues de chaleur sont le visage du dérèglement dans nos vie quotidiennes et elles pourraient devenir notre nouvelle normalité dans un futur proche.
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