Il faut combattre la violence contre les femmes au niveau européen

6 avril 2011
Le Parlement propose l’adoption d’une directive européenne pour lutter contre la violence fondée sur le genre. Le viol et d’autres violences sexuelles à l’encontre des femmes doivent être reconnus comme des crimes dans tous les pays de l’UE et leurs auteurs poursuivis d’office, affirment les eurodéputés. Réactions de Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputé EELV.
Entre 20 et 25 % de l’ensemble des femmes en Europe ont subi des actes de violence physique au moins une fois au cours de leur vie adulte et plus de 10 % ont été victimes de violences sexuelles avec usage de la force. Face à cette réalité, certains pays ne reconnaissent pas le viol comme une infraction pénale, notamment entre époux ou partenaires. Les femmes européennes ne bénéficient donc pas de la même protection face à la violence masculine. La résolution du Parlement européen propose d’y remédier.

« C’est une avancée importante car ces violences sont une manifestation de la domination des hommes sur les femmes dans nos sociétés, explique Nicole Kiil-Nielsen, députée Europe Ecologie – Les Verts, membre de la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres. Ce texte revient sur la nécessité de les combattre au niveau européen, en harmonisant les législations nationales. »

Ce qui dit aussi la résolution :

– Toute référence à des pratiques culturelles traditionnelles ou religieuses en tant que circonstances atténuantes, y compris les « crimes dits d’honneur » et les mutilations génitales féminines, doit être rejetée.

– Le harcèlement devrait être considéré comme une forme de violence contre les femmes et faire l’objet d’un cadre juridique dans tous les Etats-membres.

– L’UE devrait établir un cadre légal garantissant aux femmes immigrées le droit de posséder un passeport et un permis de séjour individuels.

– Des normes minimales devraient assurer que les victimes bénéficient des conseils d’un juriste et de faciliter l’accès à l’aide juridique en vue de permettre aux victimes de faire valoir leurs droits partout dans l’Union.

– Les Etats-membres devraient définir des seuils minimum quant au nombre de structure d’aide au logement des victimes de violences fondées sur le genre pour 10 000 habitants.

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