Il faut sortir de la religion « du travailler plus »

7 octobre 2009
Ce mercredi 7 octobre marque la « Journée mondiale pour le travail décent ». À cette occasion, les eurodéputés du groupe Les Verts/ALE signeront, à l’issue de leur réunion de Groupe à partir de 12h30, en présence de nombreuses ONG européennes, l’appel « Un travail décent pour une vie décente » lancé à l’initiative d’une cinquantaine d’organisations provenant de 22 pays sur les cinq continents.

Karima Delli, députée Europe Ecologie et membre de la Commission emploi et affaires sociales, interviendra en séance plénière, lors de la mini-session, pour rappeler que la question du travail décent touche aussi bien les travailleurs surexploités des pays du Sud, soumis à des conditions de travail extrêmement précaires en terme de sécurité, de santé mais aussi de protection sociale, qu’aux salariés des pays du Nord qui connaissent de nouvelles formes d’insécurité au travail: stress, troubles musculo-squelettiques, exposition à des substances dangereuses provoquant des maladies chroniques, etc…

Pour Karima Delli: « Il faut sortir de la religion du « travailler plus » qui entraine des catastrophes économiques, humaines et sociales. Les maladies du mode de vie ont explosé dans la plupart des pays développés, et selon l’OIT ce sont 160 000 décès liés au manque de prévention qui pourraient être évités chaque année dans l’Union européenne. La question du travail décent doit être, avec la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, une des premières priorités de l’agenda social européen pour les dix années à venir. »

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2 commentaires

  • Symbolum dit:
     - 

    Bonjour,

    Je partage le point de vue abordé ci dessus, il faut en effet passer du « {{travailler plus}} » au « {{travailler mieux}} ».
    A une époque où le chômage augmente chaque jour et où le management par la peur domine les organisations du travail,le travailler plus est une ineptie. En effet ce stress avili l’Homme et génère des conflits, des arrêts de travail, des pathologies chroniques voir des suicides qui pénalisent toute la société.
    Il est temps de revenir à un travail à taille humaine qui contribue à l’épanouissement des citoyens dans la construction d’une société solidaire et pérenne.

    La vie est belle ne la gâchons pas

    A+