Interdiction du glyphosate : le million de signatures n’est qu’une étape

15 juin 2017
Michèle RIVASI revient sur l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) StopGlyphosate qui a atteint les seuils nécessaires à sa validation à une vitesse impressionnante. Elle rappelle que ce signal est important alors que la Commission européenne continue de pousser pour faire réautoriser cette substance en Europe
Pour Michèle RIVASI :

« La mobilisation citoyenne contre le glyphosate a franchi un nouveau cap en Europe aujourd’hui. Il faut saluer le travail des porteurs de cette Initiative Citoyenne Européenne et l’engagement de ces Européen-ne-s qui entendent être acteurs du débat actuel pour obtenir de l’Union européenne qu’elle revoie sa politique en matière d’autorisations de pesticides et d’évaluation de leurs risques.

Les écologistes européen-ne-s travaillent afin que le Parlement européen leur apporte désormais son soutien actif. En parallèle, toute tentative de la Commission européenne de donner une nouvelle autorisation pour l’utilisation du glyphosate en Europe représenterait un réel déni de démocratie.

Nous comptons sur le gouvernement français pour veiller à respecter ce signal fort que viennent d’envoyer un million d’Européens dont plus de 55 500 Français-es. »

L’ICE StopGlyphosate, qu’il faut continuer à diffuser et faire signer, n’est pas la seule initiative visant à mettre à jour les méfaits du glyphosate et à faire interdire cette molécule dangereuse : nous avons interpellé la Commission européenne afin qu’elle impose un moratoire sur ce produit et qu’elle soutienne enfin et ouvertement les études et scientifiques des Nations Unies dénigrés violemment par Monsanto car montrant clairement les effets délétères du glyphosate sur la santé des humains et des écosystèmes.

Nous avons également, avec d’autres élus écologistes européen, saisi la Cour de Justice de l’Union européenne sur la question de la non-divulgation par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (l’EFSA) des études sur lesquelles l’agence s’est fondée pour conclure que le glyphosate n’était probablement pas cancérigène pour l’être humain.

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