Kazakhstan/Droits humains : L’UE ne doit pas répéter les erreurs qu’elle a commises avec le monde arabe

16 mars 2012
Le Parlement européen vient d’adopter une résolution qui condamne la violente répression des travailleurs du pétrole à Zhanaozen, au Kazakhstan, en décembre 2011. Celle-ci s’était conclue par le massacre de dizaines de manifestants.
Le 16 décembre dernier, jour de la fête de l’indépendance du Kazakhstan, des affrontements ont éclaté dans la ville de Zhanaozen. Des ouvriers de l’industrie pétrolière, en grève depuis plus de six mois pour dénoncer des salaires trop bas et des licenciements abusifs, avaient organisé une manifestation sur la place principale de la ville, une ville à l’extrême ouest du pays qui compte près de 50 000 habitants.

La manifestation a dégénéré et la police a répondu en tirant à balles réelles. Il y a eu ensuite de nombreuses arrestations arbitraires.

Le Parlement européen a souhaité condamner dans une résolution la répression et les arrestations massives d’opposants politiques et de représentants des medias indépendants, ainsi que l’adoption de nombreuses lois restreignant davantage les libertés fondamentales à la suite de cet épisode.

Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée Verts/ALE et Vice-présidente de la Délégation UE-Asie centrale au Parlement européen, a déclaré:

« Alors que les autorités kazakhes nous disent avoir tiré les leçons de la tragédie de Zhanaozen, 43 grévistes et 9 membres d’opposition sont encore détenus et risquent de longues peines de prison. L’Europe doit suivre de très près leurs procès.

Nous ne devons pas rester passifs face à la promulgation de lois liberticides et de la censure croissante d’internet.

Alors qu’un accord de coopération qui rehausse notre partenariat avec le Kazakhstan est en cours de négociation, le Parlement appelle les responsables européens à ne pas conclure cet accord tant que le Kazakhstan ne donne pas de garanties sur la situation des droits humains ».

Pays riche en pétrole, le Kazakhstan est dirigé par Noursoultan Nazarbaïev depuis deux décennies. Apprécié par certains pour avoir réussi à stabiliser le pays et permis sa croissance économique, il est aussi décrié pour son autoritarisme ainsi que pour l’absence d’élections libres et transparentes dans le pays.

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