L’Éducation, la Culture, la Jeunesse et la Citoyenneté ne peuvent être sacrifiées sur l’autel des équilibres politiques européens

6 octobre 2014
Les membres de la commission Culture et Éducation du Parlement européen viennent de s’opposer, par 14 voix contre 12 et 1 abstention, à ce que le poste de Commissaire à l’Éducation, la Culture, la Jeunesse et la Citoyenneté revienne au hongrois Navracsics.

Pour Karima Delli et l’ensemble de la délégation Europe Ecologie au Parlement européen, si les parlementaires ne recalent pas de facto le candidat hongrois, ils refusent de sacrifier ces quatre champs politiques.

« Lors de son audition, Tibor Navracsics a annoncé prendre ses distances avec le gouvernement de Viktor Orban dont il faisait encore partie il y a quelques semaines. Mais cela n’a évidemment pas suffi à calmer nos inquiétudes quant à son passé sulfureux. Responsable d’une série de politiques clairement liberticides et dangereuses en Hongrie, sa nomination pour les politiques éducation, culture, jeunesse et citoyenneté illustre parfaitement un Collège des Commissaires qui n’est plus à un paradoxe près.

Le vote des élus européens vient rappeler aujourd’hui que le Parlement représente le dernier garde-fou d’un système de nominations qui montre ses limites. Le président de la Commission Jean-Claude Juncker est contraint par le Parlement à proposer un nouveau Commissaire. Et au jeu des chaises musicales, il devra proposer une personnalité et un profil qui soit à la hauteur des enjeux par respect pour les citoyens et citoyennes européens. »

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