José Bové : « C’est la première fois qu’une étude démontre que les OGM sont un poison »

20 septembre 2012
Suite à la parution de l’étude toxicologique du Professeur Séralini qui démontre que les OGM représentent un danger pour la santé, José Bové demande solennellement à la Commission européenne de suspendre les autorisations de mise en culture déjà accordées en Europe. Pour l’eurodéputé EELV, les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent impérativement réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics. Vidéo.
La première étude toxicologique réalisée par le Professeur Séralini de l’Université de Caen (France) sur un échantillon significatif de 200 rats montre une surmortalité inquiétante des animaux nourris avec des OGM sur une longue durée (2 ans). Elle souligne en particulier que les études réalisées jusqu’à présent sur une durée de 3 mois sur de faibles échantillons n’étaient pas en mesure de faire apparaître cette surmortalité.


José Bové : il faut cesser toutes les…

Pour José Bové, vice-président de la commission Agriculture et du Développement Rural au Parlement européen :

« Nous nous battons depuis 1996 pour la réalisation de véritables études toxicologiques sur la dangerosité des OGM pour l’alimentation humaine et animale. Cette étude montre enfin que nous avons raison et qu’il est urgent de revoir rapidement tous les processus d’évaluation des OGM. Les données fournies par Monsanto et les autres multinationales sont tout simplement biaisées et ne reposent pas sur des travaux scientifiques sérieux et fiables. Les agences nationales et européennes de sécurité alimentaire doivent réaliser de nouvelles études financées par des fonds publics pour garantir aux consommateurs européens une alimentation saine.

Par conséquent, je demande solennellement au Commissaire européen John Dalli, chargé de la protection des consommateurs européens, de suspendre immédiatement les autorisations de mise en culture accordées à la variété de maïs MON 810 de Monsanto et à la pomme de terre Amflora de BASF, ainsi que les autorisations d’importer du maïs et soja transgénique. »

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*