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La nouvelle Commission doit s’engager pour l’emploi des jeunes

16 juillet 2014
Alors que le sommet de Turin du 11 juillet dernier qui devait débattre de la question cruciale de l’emploi des jeunes vient d’être annulé, le Parlement européen a adopté ce jour une résolution, portée par les écologistes, en faveur de l’emploi des jeunes. Par ce vote, le Parlement réaffirme sa volonté de mettre la lutte contre le chômage des jeunes au cœur des priorités des politiques européennes.

Karima Delli, députée européenne EELV, signataire de cette résolution, appelle les dirigeants européens à entendre ce message :

« Au-delà des discours incantatoires et des bonnes intentions affichées lors des campagnes électorales, la réalité des politiques en faveur des jeunes reste la même… elle est toujours à la ramasse, en retard ou pas à la hauteur des défis !

Que faut-il attendre encore? Un conflit de générations ? que nos jeunes s’en aillent à l’étranger à la recherche d’un eldorado inexistant chez eux ? Le bizutage social le plus frappant a lieu à l’entrée sur le marché du travail, le chômage est la première angoisse des jeunes et de leurs familles.

L’objectif de cette résolution est de proposer des solutions concrètes afin de ne plus ignorer ces 8,3 millions de jeunes européens âgés de moins de 25 ans qui restent sans emploi ni formation ou stage, et ces 30% des 15/27 ans qui sont en risque d’exclusion sociale et de pauvreté.

La jeunesse ne doit plus être une variable d’ajustement pour l’économie européenne.

L’Europe doit arrêter de considérer l’austérité comme la solution. Le bon endettement, c’est un investissement massif dans la formation et dans les emplois d’avenir. C’est notre meilleure arme pour lutter contre le chômage des jeunes.

C’est l’un des engagements pris par Jean Claude Juncker, nouveau président de la Commission européenne, dans son discours devant le Parlement européen.

Le temps n’est plus à l’affichage, il est désormais de sa responsabilité de réorienter la politique européenne pour relever ce défi immense pour notre génération. Il faut sortir ces investissements du calcul du déficit public!

Les jeunes européens ont des droits : droit à un logement, à une éducation et une formation de qualité, à un travail décent, rémunéré à sa juste valeur. Ce n’est qu’en les faisant respecter que nous réconcilierons les européens avec l’Europe. »

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