Le printemps arabe : cela s’appelle l’espoir

2 mars 2011
Les peuples tunisiens, égyptiens et libyens viennent de rendre un inestimable service à notre civilisation essoufflée : ils ont redonné l’espoir dans les ressources des peuples. Ces pays que l’on croyait à jamais soumis à la férule d’autocraties corrompues et répressives apportent la preuve éclatante que rien, jamais, n’est définitivement compromis dans l’histoire et que l’énergie humaine peut extirper tous les minuits dans le siècle.
Au Maghreb et au Mashrek, on voit chaque jour un peu plus la détermination des consciences l’emporter sur la peur, on est saisi par la force irrépressible de l’élan démocratique. La dignité de l’être, ses droits imprescriptibles à la liberté, deviennent désormais la valeur de référence de cette région du monde. La donne géostratégique a changé et le monde doit maintenant s’envisager autrement. Et, moment extraordinaire, ce n’est pas la force des baïonnettes qui est venue à bout du cauchemar quotidien, c’est la force de la non violence, de la tolérance et du respect de la diversité, toutes valeurs qui sont celles des écologistes, qui a servi de moteur à l’émancipation.

Quel signal fracassant ! Quel bonheur ! Un autre monde est donc possible ! A cette jauge, combien apparaissent dérisoires et indignes les petits accommodements et les grandes lâchetés de la real politique à laquelle s’appliquaient nos gouvernements successifs.

Bien sur, ces peuples – et ceux qui cherchent leur propre voie au Yémen, à Bahreïn, au
Maroc, en Algérie, en Jordanie – ont payé et continuent de payer un lourd tribut de sang. Les secousses économiques et sociales seront sans doute difficiles à surmonter. La conquête de la liberté n’est pas une promenade de santé. Et c’est bien pour ça que la seule question que nous, Européens, devons nous poser est celle de savoir comment nous pouvons aider nos frères et nos sœurs arabes à consolider leur révolution.

Partager cet article

Les commentaires sont fermés.