OGM / Barroso : info ou intox ?

9 février 2010
Strasbourg, 9 février 2010

Alors que des rumeurs font état d’une volonté du Président de la
Commission José Manuel Barroso de relancer, très rapidement, le processus
d’autorisation de la culture du Mais OGM Mon 810 (Monsanto) et de la pomme
de terre génétiquement modifiés Amflora (BASF), les Députés d’Europe
Ecologie Sandrine Bélier, membre de la Commission Environnement du
parlement européen et José Bové, vice Président de la Commission
Agriculture, prennent acte des déclarations de la Porte-Parole du
Président de la Commission européenne qui démentent toute velléité
d’imposition de la culture de ces deux OGM en Europe.

Les députés d’Europe Ecologie restent toutefois inquiets de voir avant même
l’investiture officielle du collège des commissaires, resurgir la
problématique OGM, alors même que l’opposition de nombreux pays de l’Union
avait très fortement marquée le précédent mandat de José-Manuel Barroso.

Pour Sandrine Bélier, « Il n’y a pas de fumée sans feu. Il y a quelques
mois, l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) rendait un
avis favorable à la réhabilitation du maïs MON810 – avis qui ne prend
toutefois pas en compte les graves impacts sanitaires et environnementaux
du MON810. Lorsque j’ai pointé du doigt cette lacune en commission en
octobre dernier, Madame Geslain-Lanéelle, Directrice exécutrice de l’EFSA,
avait alors préféré contourner le problème et éviter de répondre
précisemment.

Et l’eurodéputée Europe Ecologie de conclure: « Aujourd’hui, on court le
risque de bafouer sans vergogne le principe de précaution pourtant garanti
par le Traité CE. La Commission nouvellement élue, et plus
particulièrement son Commissaire à la santé John Dalli, devront garantir
l’intérêt public européen et rester ferme face aux pressions industrielles
en tout genre. Sinon, ce feu pourrait avoir des effets dévastateurs. »

José Bové déclare: » le Président de la Commission ne peut pas se montrer si
ouvertement aux ordres des intérêts privés des multinationales. La
Commission doit répondre concrètement aux demandes très claires du Conseil
Environnement du 4 décembre 2008 prise à l’unanimité des 27 pays de
l’Union en particulier sur l’évaluation des impacts socio-économiques des
OGM; c’est un enjeu de démocratie pour l’avenir de l’agriculture et de
l’alimentation en Europe!

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