Processus de Paix au Proche-Orient: le PE appelle de manière unanime l’UE à relancer le processus de paix israélo-palestinien

10 septembre 2015
C’est suffisamment rare pour le noter. Sur un sujet d’habitude aussi sensible que le processus de paix au Proche-Orient, le Parlement européen s’est exprimé aujourd’hui de manière unanime (à l’exception notable de l’extrême-droite). Celui-ci appelle l’UE et les États membres à faire tout leur possible pour relancer le processus de paix au Proche-Orient.
Pour Pascal DURAND, député Verts-ALE qui s’est rendu en Israël et Palestine en juillet dernier:

« Depuis maintenant plus d’un an, le processus de paix israélo-palestinien est au point mort. Ne rien faire ne ferait que qu’avaliser la continuation du processus de colonisation, c’est à dire la violation quotidienne du droit international et des droits fondamentaux ainsi que l’impossibilité d’une solution pacifique à deux États. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’une nouvelle approche multilatérale dont l’Union européenne pourrait être le moteur. Une Initiative européenne pour la paix au Proche-Orient, qui impliquerait tous les acteurs de la région et pourrait se baser sur l’initiative de paix arabe. C’est ce mandat que nous avons aujourd’hui donné à Federica Mogherini. »

Pour Karima DELLI, députée Verts-ALE, qui s’était prononcée sur la question à l’ONU l’an dernier:

« Progressivement, l’opinion publique européenne est en train de réaliser que l’UE a non seulement un rôle déterminant, mais surtout une responsabilité pour mettre fin à ce conflit et permettre la création de deux États. Les parlementaires suédois ont enclenché une dynamique vertueuse en appelant à la reconnaissance de l’État palestinien, suivis dans les semaines suivantes par les parlementaires français, espagnols, britanniques, irlandais, portugais, et par le Parlement européen.

Aujourd’hui, le Parlement européen parle d’une seule voix pour demander la levée du blocus de Gaza et l’étiquetage des produits issus des territoires occupés qui arrivent sur le marché européen, comme c’est déjà le cas pour les produits provenant de Crimée, territoire illégalement occupé par la Russie.« 

Partager cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*