Tchernobyl : inauguration d’un centre médical pour le suivi des victimes de la radioactivité
Déjà en 2009, à la fin de la précédente mandature, le groupe des Verts/ALE introduisait un amendement demandant à ce que l’étude des conséquences de Tchernobyl et le suivi médical des victimes soient inclus dans l’assistance aux pays-tiers dans le domaine du nucléaire civil. Cette demande était tout à fait légitime : parmi les objectifs fixés pour les crédits finançant l’assistance dans le domaine de la sûreté nucléaire, il était écrit noir sur blanc qu’ils devaient permettre la mise en place d’un dispositif efficace pour atténuer les conséquences d’un accident nucléaire, mais aussi des mesures de protection civile et d’assainissement.
Après avoir investi des centaines de millions d’euros dans la construction d’une enceinte de protection (« sarcophage ») et la sécurisation du réacteur de Tchernobyl, l’Union européenne démontre enfin, en 2013, sa volonté de s’intéresser aussi aux conséquences sanitaires qui affectent les victimes silencieuses de cette catastrophe permanente. La surveillance et l’analyse des conséquences de l’accident nucléaire de Tchernobyl sur la santé publique et l’environnement des Etats voisins pourront enfin bénéficier de crédits budgétaires inespérés.
4 millions d’euros débloqués : pourquoi faire ?
Cette somme va permettre de financer un centre médical. La répartition budgétaire est la suivante : deux millions serviront au financement des activités médicales du centre, visant entre autres à assurer un suivi médical et épidémiologique des victimes tout en leur assurant le niveau d’information et d’aide médicale nécessaires pour limiter l’impact sanitaire continu de la radioactivité dans l’environnement. Un autre million servira au financement d’un incinérateur disposant de filtres empêchant la dissémination de radioactivité dans l’environnement. C’est un enjeu important puisque d’immenses quantités de bois contaminé sont encore brûlées dans cette zone. Et enfin, un million servira au financement d’une serre permettant de cultiver des aliments sur des terrains non contaminés, afin d’assurer aux enfants de la zone une nourriture saine empêchant la continuation de la contamination radioactive interne par ingestion alimentaire.
2 commentaires
C’est une très bonne nouvelle !
Comment faire pour que ça se sache par tout le monde.
Que les conséquences de cet accident sont loin d’être terminées.
Merci
Encore moi :
Je voudrais savoir si cela existe vraiment : des « filtres empêchant la dissémination de radioactivité dans l’environnement » ? Egalement : pour quoi faire « un incinérateur ? »
(Ces installations seront aidées par le financement européen, d’après ce que lis sur l’article « Tchernobyl : inauguration d’un centre médical pour le suivi des victimes de la radioactivité »
Merci