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Vaccins contre la grippe A « Les Français doivent savoir ce qu’on va leur injecter »

15 septembre 2009
Aujourd’hui députée européenne verte, elle s’inquiète des risques d’une campagne de vaccination massive qu’elle juge « précipitée ».

Vous avez adressé une lettre ouverte sur les vaccins contre la grippe A à Roselyne Bachelot ? Pourquoi ?

Michèle Rivasi. Parce que je suis très très sceptique sur les décisions de notre ministre de la Santé en matière de vaccination antigrippe A. Quand on commande 94 millions de doses à quatre laboratoires pour un milliard d’euros, la moindre des choses est que les Français sachent ce qu’on va leur injecter. Et pour ça, je m’appuie sur la loi Kouchner de 2002 qui prévoit un consentement libre et éclairé des patients avant de subir un traitement.

Qu’est-ce qui vous inquiète au juste ?

Pas mal de choses. J’ai travaillé à l’Assemblée nationale sur de nombreux dossiers sensibles comme le syndrome de la guerre du Golfe et le vaccin hépatite B. Et à force d’auditionner tous les pontes de la médecine, nous avons été mis en alerte sur ce qu’on appelle les adjuvants contenus dans les vaccins. Ce sont des amplificateurs du vaccin. Il y a l’aluminium, les solvants, le mercure… Il semble que les effets secondaires graves neurologiques des vaccins soient liés à ces produits. Et puis en 1976, aux Etats-Unis, le vaccin H1N1 a été administré à 40 millions d’Américains et a dû être arrêté à cause d’une maladie neurologique appelée le syndrome de Guillain-Barré, qui est apparue sur plusieurs centaines de personnes. Voilà pourquoi je m’interroge.

Que demandez-vous à la ministre de la Santé ?

Qu’on ne se précipite pas comme le gouvernement le fait, notamment pour les femmes enceintes et les enfants. Car nous n’avons aucun recul sur les risques de cette vaccination pour ces groupes-là. Et vous savez que plus on vaccine en masse, plus on a d’effets secondaires. Des essais avec un vaccin sans les fameux adjuvants vont être menés sur les femmes enceintes. Nous aurons les résultats en décembre. Attendons. On se précipite trop pour vacciner en masse.

Oui, mais les femmes enceintes sont vraiment un groupe à risque. Et si la pandémie prenait de l’ampleur ?

Si le virus était virulent, je verrais les choses autrement. Il ne l’est pas. La moindre des choses, c’est que Roselyne Bachelot ait toutes les données sur ces vaccins, qu’elle informe correctement médecins et infirmières. Pour que chaque citoyen décide librement d’être vacciné ou non.

MICHELE RIVASI, agrégée de biologie, députée européenne Europe Ecologie.
Michèle Rivasi, ex-députée (apparentée PS) de la Drôme, est depuis toujours une femme politique militant en faveur de la santé publique et de l’environnement. En 1986, elle fonde la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) juste après la catastrophe de Tchernobyl. Pendant un peu plus d’an, en 2003, elle est la directrice de Greenpeace France, l’une des associations écologistes les plus revendicatives.


http://www.leparisien.fr

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