Vers une réforme du ferroviaire en France et en Europe

5 novembre 2012
Le 30 octobre, le Ministre français des transports, Frédéric Cuvillier, présentait la réforme du secteur ferroviaire français. Pour Jean-Jacob Bicep, eurodéputé EELV membre de la commission Transport et Tourisme au Parlement européen, la création d’un gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) est une bonne nouvelle. Cette structure, qui chapeautera le Réseau ferré de France (RFF), la Direction de la circulation ferroviaire et SNCF infrastructures, viendra peut être mettre un terme aux surcoûts et aux difficultés occasionnées par les séparations entre le gestionnaire d’infrastructures et l’opérateur de service, au détriment des usagers.
La priorité absolue du secteur ferroviaire doit être de fournir des services publics de qualité, sûrs et durables, afin de garantir la mobilité de chacune et de chacun, dans le plein respect des conditions sociales des travailleurs. Cette priorité ne pourra qu’être mieux atteinte grâce à une coordination publique efficace, garantissant une approche globale et concertée des besoins d’investissements dans le secteur des infrastructures et des exigences du transport de voyageurs.

Pour Jean-Jacob Bicep : « Cette décision tombe à point nommé, aux prémices de la grande négociation européenne sur le quatrième paquet ferroviaire qui devrait s’amorcer fin 2012. La décision du Ministre doit se lire à la lumière du projet plus global de réforme du secteur ferroviaire en Europe, projet sur lequel les écologistes entendent peser de tout leur poids. »

Au Parlement européen, Jean-Jacob Bicep sera en effet particulièrement actif sur le quatrième paquet ferroviaire, alors que les orientations à ce jour connues de la Commission européenne vont dans le sens d’une libéralisation totale du transport de voyageur en Europe, sans garde-fou sociaux ni environnementaux, et d’une séparation la plus grande possible entre les gestionnaires d’infrastructure et les opérateurs de service, à l’inverse de la décision gouvernementale.

« Le quatrième paquet ferroviaire est une occasion inratable d’assurer la cohésion sociale en Europe, de pousser une harmonisation par le haut des normes techniques et des critères environnementaux. Voilà le véritable objectif. La Commission européenne répète sans cesse que la séparation entre les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs de service est nécessaire à la concurrence et à l’amélioration des services. Mais les faits démontrent le contraire ! La variable qui détermine le plus la qualité d’un système ferroviaire est tout simplement le niveau d’investissement ! Aux vues des sommes à investir, qui d’autre que l’Etat pourrait endosser ce rôle ? », a-t-il conclu.

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