Les prédateurs numériques
La Commission européenne a ouvert une enquête contre Grok pour la création massive de « deepfakes » à caractère sexuel représentant des femmes et des enfants. Cette enquête, qui aurait dû être ouverte depuis longtemps, a été bloquée pendant des semaines sous la pression de menaces tarifaires américaines. Pendant ce temps, des millions de femmes et d’enfants ont été déshabillés numériquement, au profit de milliardaires de la Silicon Valley.
« Combien de temps allons-nous tolérer cette brutalité technologique ? » s’interroge David Cormand, député européen du groupe Verts/ALE, membre de la commission du marché intérieur et de la protection des consommatrices et des consommateurs (IMCO). « Ils transforment l’intelligence artificielle en arme de domination et de déshumanisation massive. Ce qu’ils nomment « innovation » consiste à déployer des agressions sexistes et mystiques et à banaliser la violence patriarcale. »
Les chiffres sont accablants : 1,8 million de publications contenant des images sexualisées, selon le New York Times. Selon le Center for Countering Digital Hate, 65 % des publications Grok (soit plus de 3 millions en 11 jours) exploitent sexuellement des hommes, des femmes ou des enfants.
Ces exactions interviennent après des ingérences manifestes de la part de X dans des scrutins électoraux en Allemagne. Assez ! Le territoire européen n’est pas un paillasson sur lequel les « tech bros » de la Silicon Valley et leur créature, Donald Trump, peuvent s’essuyer les pieds.
La réponse doit être radicale : il est temps de suspendre immédiatement X sur le territoire européen jusqu’à ce que l’entreprise se soumette intégralement au droit européen. Il n’y aura pas de délais supplémentaires, d’exemptions ou de privilèges pour ceux qui spéculent sur le commerce de la dignité humaine et transforment nos corps en marchandise numérique.
David Cormand alerte : « Ils veulent une pause dans nos réglementations ? Donnons-leur une pause forcée en les expulsant de notre territoire jusqu’à ce
qu’ils appliquent nos lois et respectent notre droit européen ! La démocratie ne se négocie pas ! »
Les commentaires sont fermés.