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Agression de journalistes et de militants de la protection des oiseaux: les pouvoirs publics doivent réagir

Lundi 9 novembre au matin, à Audon (Landes), une demi-douzaine de militants de la Ligue de Protection des Oiseaux qui entendaient dénoncer le braconnage des pinsons, accompagnés de journalistes, ont été violemment agressés et menacés par des riverains, à coups de pelle et d’outils agricoles. Leurs véhicules ont également été dégradés, de même que le matériel des journalistes. Les militants avaient entrepris de détruire des pièges à pinsons, appelés « matoles » dans le Sud Ouest, pièges interdits puisque le pinson est une espèce protégée depuis… 1976!
 
Pour José BOVE, eurodéputé écologiste du Sud Ouest:

« Ces violences à l’égard de militants écologistes cherchant simplement à faire respecter la loi et de journalistes faisant leur travail sont absolument inacceptables. Le pinson est une espèce protégée depuis près de 40 ans et la loi est donc de leur côté. Les pouvoirs publics doivent tout mettre en oeuvre pour faire cesser ce climat de violence que l’on observe actuellement à l’encontre des défenseurs de l’environnement, que ce soit à Sivens, à Notre Dame des Landes ou aujourd’hui à Audon. »

Pour Pascal DURAND, eurodéputé écologiste:

« A moins de trois semaines de la COP21, ces violences à l’encontre de militants de la protection des oiseaux, dont le plus célèbre d’entre eux, Alain Bougrain Dubourg, font désordre. Au-delà de la justice dont le rôle est d’établir clairement les faits et de punir les auteurs des violences, les pouvoirs publics doivent faire appliquer la législation environnementale, en l’espèce la protection des pinsons, avec autant de détermination que l’ensemble de nos règles de droit. Les écolos n’ont pas vocation à être toujours la dernière roue du carrosse en termes d’application de la loi. »

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