Au Parlement européen, le débat se poursuit sur les expulsions de Roms en Europe

23 septembre 2010
Catherine Grèze, eurodéputée Europe Ecologie, lance une déclaration écrite pour alerter ses collègues parlementaires sur la situation dramatique des Roms renvoyés au Kosovo, et particulièrement des plus jeunes. Au cœur de la polémique : les accords de réadmission signés par plusieurs pays européens pour faciliter ces rapatriements.
Catherine Grèze invite les eurodéputés à signer une déclaration écrite pour la protection des Roms mineurs. Elle permettra, si elle est plébiscitée par une majorité d’élus, d’évoquer encore une fois en plénière la question de l’intégration de la plus grande minorité d’Europe. « Chaque année, des centaines de familles roms sont renvoyées au Kosovo, dénonce la députée verte, malgré les discriminations qu’elles devront affronter sur le marché de l’emploi ou à l’école. Chaque année, ce sont de très jeunes enfants qui doivent faire ce voyage dans un pays qu’ils ne connaissent pas… »

Actuellement, les Etats-membres concluent des accords de réadmission bilatéraux avec le Kosovo. Des textes scandaleux que les eurodéputés Europe Ecologie ont maintes fois dénoncés dans l’hémicycle strasbourgeois : « Il faut arrêter de négocier et de mettre en oeuvre ces accords, lançait Hélène Flautre en mars 2010 à la veille du Sommet européen pour l’inclusion des Roms. Ils aboutissent au renvoi des Roms dans des camps contaminés au plomb, dans le nord de Mitrovica, comme le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Hammarberg, a pu le montrer. »

Lors de la dernière session plénière au Parlement européen de Strasbourg, le 22 septembre 2010, les élus du groupe des Verts/ALE ont une nouvelle fois levé la voix pour demander à la Commission européenne de poursuivre la procédure d’infraction contre la France. « Ne ratez pas l’occasion d’incarner de manière exemplaire l’Union européenne, a rappelé Catherine Grèze au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, venu à la rencontre des eurodéputés. Nous attendons une condamnation sans appel d’un Etat-membre qui ne respecte pas la législation européenne. Nous attendons la mise en œuvre concrète de l’utilisation des fonds européens pour l’intégration des minorités. »

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