Avant le sommet de Durban, le Parlement affiche son ambition climatique

16 novembre 2011
Le Parlement européen a adopté aujourd’hui une résolution définissant sa position pour le prochain sommet climatique des Nations unies, à Durban (COP17). Le groupe des Verts/ALE se félicite du message envoyé par le Parlement, défendant notamment la prolongation du protocole de Kyoto, question centrale du prochain sommet.
Yannick Jadot, membre de la commission Energie du Parlement européen a déclaré :

« Alors que la communauté internationale semble avoir oublié la gravité de la crise climatique, le Parlement européen envoie un message clair. L’Union européenne doit soutenir sans ambiguïté la prolongation du Protocole de Kyoto et en supprimer les lacunes les plus flagrantes, notamment la comptabilité des émissions des forêts et de l’usage des terres et « l’air chaud ». L’Union européenne doit reprendre en main le leadership climatique et acter la perspective rapide d’un accord international contraignant.

Le Parlement demande également que l’Union augmente son objectif de réduction de ses émissions à l’horizon de 2020 au-delà de l’objectif actuel de 20 % et pour montrer l’exemple au niveau international. Cet objectif ambitieux n’est pas seulement bon pour l’économie européenne et pour l’emploi, mais c’est aussi indispensable pour sortir d’une trajectoire dramatique qui nous emmène vers un réchauffement de 3 à 4° C d’ici la fin du siècle. Aux gouvernements européens de suivre ce mouvement… »

Pour Sandrine Bélier, membre de la commission Environnement qui se rendra à Durban en décembre :

« Encore une fois, le Parlement se montre à la hauteur des enjeux dans la lutte contre le dérèglement climatique. En plus d’apporter son soutien au Protocole de Kyoto et à une seconde période d’engagement, le Parlement fait des propositions d’actions concrètes. A ce titre, il soutient notamment l’instauration d’une taxe sur les transactions financières.

Je me réjouis également que le Parlement n’oublie pas le lien entre les enjeux climatiques et la préservation de la biodiversité. En confirmant son attachement au mécanisme REDD +, il réaffirme que ce dernier doit assurer des bénéfices significatifs pour la biodiversité tout en contribuant à renforcer les droits et modes de vie des communautés autochtones et dépendantes des forêts et il appelle à ce que son financement permette d’arrêter la perte nette de la déforestation tropicale d’ici 2020 au plus tard. C’est aussi une façon de garantir la justice climatique. »

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