Directive cancer : premier accord pour la santé et la sécurité des travailleurs

11 juillet 2017
Alors que 100 000 personnes meurent chaque année des suites d’un cancer professionnel et que le cancer est la première cause de mortalité d’origine professionnelle représentant 53% des décès, Karima DELLI salue une avancée européenne sur la refonte des dispositifs de protection des travailleurs contre les substances cancérigènes et mutagènes.
Réaction de Karima DELLI suite à
 
A la suite de l’accord l’accord trouvé en « trilogue » (Commission, Parlement et Conseil) sur le premier volet de la révision de la directive sur l’exposition des travailleurs à des substances cancérigènes et mutagènes le 29 juin 2017 et validé en COREPER le 11 juillet 2017, Karima DELLI, Présidente de la Commission transports du Parlement européen, déclare :

« Nous nous félicitons qu’un accord ait finalement été trouvé sur ce premier volet grâce au travail des députés. Nous saluons notamment les valeurs limites ambitieuses fixées pour le Chromium VI ou les poussières de bois, face à un Conseil qui défendait des valeurs dangereuses qui auraient exposé un travailleur sur 10 à des risques de cancer !

De façon générale, nous décrions le manque d’ambition de la Commission et surtout la réticence des États-membres à renforcer la protection des travailleurs exposés à des substances chimiques sur leur lieu de travail.

Nous regrettons par exemple que l’accord n’aille pas plus loin sur les poussières de silice cristalline, ou sur les substances repro-toxiques en repoussant ce débat à 2019.
Plus largement, la reconnaissance par le biais de cette directive d’une surveillance médicale prolongée après la fin de l’exposition est une réelle avancée réclamée depuis longtemps afin de garantir la santé et la sécurité des travailleurs. Car l’expérience montre hélas que les maladies se développent souvent plusieurs années après l’exposition à des substances toxiques.

100 000 personnes meurent chaque année des suites d’un cancer professionnel et le cancer est la première cause de mortalité d’origine professionnelle représentant 53% des décès.

Après ce premier accord, l’objectif formulé par la Commission d’étendre le champ de la directive de 2004 à plus de 50 nouvelles substances est encore loin d’être atteint. De fait, les négociations à venir sur les 2ème et 3ème volets s’annoncent serrées. Et si nous sommes parvenus à maintenir la porte entrouverte pour les repro-toxiques, le combat sera difficile au sujet des vapeurs diesel.

Cet accord n’aura de sens que s’il est suivi d’un texte aussi ambitieux sur le deuxième volet : le Parlement européen, qui a su travailler de manière coopérative entre ses différents groupes sur ce dossier, est d’ores et déjà prêt à mettre les bouchées doubles dans les prochains mois. »

Photo : Pete Wright

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