L’Europe doit s’engager auprès de l’ONU au Sahara occidental

18 avril 2010
La députée Europe écologie Nicole Kiil-Nielsen espère un signe fort au niveau international afin de permettre l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Les négociations entre le Maroc et le Front Polisario sont toujours au point mort. Depuis 1976, la décolonisation et le départ de l’Espagne, le peuple sahraoui revendique son indépendance dans le territoire désertique où il vit sur la côte Nord-Ouest de l’Afrique. Nicole Kiil-Nielsen a participé en avril à une visite parlementaire dans le Sud de l’Algérie (qui soutient les indépendantistes du Front) où sont réfugiés près de 150 000 Sahraouis : « La question du Sahara occidental, c’est avant tout un drame humanitaire, témoigne-t-elle. La précarité d’un exil dramatique s’est pérennisée au fil des années, créant une société instable ne subsistant que grâce à l’aide internationale. La solution ne peut venir que d’une action politique forte au niveau international. Les réfugiés sahraouis doivent pouvoir rentrer chez eux. » Aujourd’hui, le processus pour l’autodétermination des Sahraouis a lieu sous l’égide de l’ONU (grâce à sa mission spéciale pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental [le MINURSO]) qui poursuit néanmoins les consultations afin de solutionner le conflit d’un point de vue diplomatique.

Mais la question des droits de l’homme s’invite dans le débat. Selon Mohamed Abdelaziz, secrétaire général du Front Polisario, qui alerte l’opinion internationale sur la situation dramatique des prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines : 32 d’entre eux seraient actuellement en grève de la faim depuis plus de trois semaines pour dénoncer leur détention sans procès. « Le mandat du MINURSO doit être élargi à l’observation des Droits humains, estime à ce sujet l’élue écologiste. C’est malheureusement actuellement la seule mission de maintien de la paix onusienne contemporaine sans mandat sur ce point. » Les eurodéputés Nicole Kiil-Nielsen, ainsi que Malika Benarab-Attou et François Alfonsi, portent la cause du Sahara occidental au sein du Parlement européen en co-signant une proposition de résolution précisément sur les questions de droits humains.

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