Grêve des cheminots en France : pour une Europe du rail unie

13 juin 2013
Grève du rail. Ce jeudi 13 juin, les quatre premières organisations syndicales de la SNCF (CGT, UNSA, SUD et CFDT) ont appellé à la grève pour peser notamment sur le débat de la réforme du système ferroviaire.
Karim Zéribi, député européen, membre de la Commission Transport au Parlement européen et rapporteur pour le groupe des écologistes sur la directive libéralisation du marché ferroviaire, partage les inquiétudes des cheminots :

« Si les principaux syndicats de cheminots ont appelé à la grève générale ce jeudi, c’est qu’ils craignent que les réformes françaises et européennes ne dégradent l’offre mais également leurs conditions de travail. Je les comprends. Si l’offre ferroviaire doit progresser en France et gagner en efficacité, ce sera grâce à l’expertise et au savoir-faire des cheminots qui placent notre pays en pointe en matière de sécurité ferroviaire.»

Pour Karim Zéribi, «Le seul objectif de la Commission européenne consiste à ouvrir et à libéraliser un marché sans prendre en compte, ni la dimension sociale, ni les cultures ferroviaires des États Membres de l’Union Européenne. Il est aujourd’hui impensable de déréguler un système en supposant que la seule ouverture du marché règlera les dysfonctionnements de qualité de service que nul ne conteste.»

Le député européen se dit « non opposé à la concurrence » mais affirme : « l’exigence d’un marché aux règles sociales claires pour éviter tout dumping social et fiscal qui ont contribué à affaiblir le transport routier en France.»

Il entend bien dans les prochaines semaines défendre à Bruxelles une vision d’une Europe du rail unie, sans accepter une dérégulation sociale tant dans le modèle de gouvernance que sur le marché ferroviaire, et dans le respect du principe de subsidiarité des États Membres.

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