Infrastructures : le Parlement européen prépare l’Europe à une transition énergétique durable

6 juillet 2011
Le Parlement européen a adopté aujourd’hui un rapport d’initiative sur les priorités européennes en matière d’infrastructures énergétiques : réseau électrique, gazoducs… Ce rapport anticipe la transition énergétique basée sur les économies d’énergie et les énergies renouvelables, tout en assurant une participation accrue des citoyens. Il sera suivi à l’automne d’une proposition législative de la Commission européenne.
Après le vote, le député Yannick Jadot, en charge du dossier pour le Groupe Verts/ALE, a déclaré :

« Ce rapport est une avancée supplémentaire pour la coordination de l’Europe en matière énergétique. Après la politique de développement des énergies renouvelables, et celle encore balbutiante sur les économies d’énergie, c’est le tour des infrastructures : l’approche européenne est essentielle à l’heure où l’Europe discute de son avenir énergétique commun et où de plus en plus de pays décident de se passer du nucléaire. C’est pourquoi je suis satisfait de la priorité donnée à l’intégration des énergies renouvelables dans le rapport, notamment par le déploiement d’un réseau européen intelligent.

Par ailleurs, le Parlement européen a établi le concept de « hiérarchie d’efficacité » pour les infrastructures : la priorité doit être donnée aux économies d’énergie et à la modernisation de celles existantes avant de construire de nouvelles lignes. Si une nouvelle construction est nécessaire, alors elle doit se faire le long d’infrastructures énergétique, de télécommunication ou de transport auparavant existantes.

Le Parlement appelle aussi la Commission à faire des propositions concrètes pour améliorer la transparence et la participation du public. Cette participation doit être garantie aussi bien au niveau européen qu’au niveau local, et ne pas attendre que les projets soient déjà bouclés.

Enfin, alors que la Commission évoquait la construction de « carboducs » pour transporter le CO2 issu de la capture et séquestration du carbone, le Parlement n’en voit pas l’intérêt et demande d’abord l’évaluation des projets en cours. De même, il souhaite une évaluation solide des bénéfices et des risques, notamment environnementaux, associés au gaz de schiste. »

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