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La Biodiversité au coeur des enjeux et décisions européennes pour 2010 !

14 juillet 2010
La commission environnement a adopté aujourd’hui à l’unanimité le rapport sur la mise en œuvre et le futur de la politique en faveur de la protection de la biodiversité.

194 amendements avaient été déposés, preuve de l’intérêt et de l’importance d’avoir des objectifs ambitieux au lendemain du constat d’échec de la précédente stratégie de lutte contre la perte de la biodiversité 2010 et à la veille du Sommet Mondial de la biodiversité qui se tiendra à Nagoya en octobre prochain.

Pour Sandrine Bélier, membre de la commission Environnement et Second rapporteur pour le groupe des Verts/ALE: «Aujourd’hui est une étape importante sur la route de Nagoya. Le rapport constitue un premier pas pour la définition des engagements de l’Union Européenne en matière de préservation de la biodiversité, qu’elle aura à porter au sommet de Nagoya. Alors que la Commission Européenne et le Conseil n’en sont qu’aux prémisses de la définition de la position de l’UE, le Parlement européen donne le ton.

Par leur vote, les membres de la commission rappellent l’importance et le rôle central de nos ressources naturelles dans la stratégie de développement de l’UE. Le rapport reconnaît, pour la première fois, qu’une politique cohérente et ambitieuse de préservation de la biodiversité est non seulement créatrice d’emplois mais permet un retour sur investissement jusqu’à 100 fois supérieur. Le rapport demande également, à l’instar du rapport de l’UICN, que 0.3% du PIB des Etats membres soit dédié à des mesures de conservation de la biodiversité. Autre point positif, la demande faite aux Etats membres de mettre en œuvre de façon pleine, entière et responsable, la législation existante (Natura 2000) et de s’engager dans la constitution de trames vertes et bleues européennes.»

Les crises écologiques successives ne sont sans doute pas étrangères à une certaine prise de conscience des enjeux liés à la biodiversité et à leur nécessaire intégration dans l’ensemble des politiques sectorielles de l’UE (notamment l’agriculture et la pêche), tout comme les travaux du rapport TEEB menés par Pavan Sukhdev sur le coût de l’inaction* et dont le rapport final sera présenté à Nagoya.

Et l’eurodéputée, de conclure : «Toutefois, de la prise de conscience à l’action, il reste encore du chemin à parcourir. Ainsi, on peut regretter qu’une majorité d’eurodéputés n’aient pas accepter d’acter la « bioconditionnalité » en matière de financements publics européens ou encore des règles plus contraignantes en matière d’agrocarburant ou d’OGM cultivés».

*Impact de la perte de la biodiversité évalué aujourd’hui à 50 milliards € par an (1% PIB) qui pourrait dépasser les 14.000 milliards en 2050 (7% PIB).

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