Migrants en Grèce: le cap d’une Europe unie et solidaire doit être maintenu

19 avril 2012
A moins d’un mois des élections législatives anticipées attendues début mai, la situation des migrants en Grèce reste profondément inquiétante. Le gouvernement actuel, à défaut d’engager la Grèce vers une sortie de crise viable, use de la traditionnelle stratégie du bouc émissaire et fait porter tous les maux de la situation actuelle sur les migrants.

Les 5,5 millions du mur en construction à la frontière gréco-turque qu’on sait d’avance vain, les millions de l’opération Poséidon menée par Frontex, les 250 millions du budget européen que le gouvernement grec entend utiliser pour la construction de 30 nouveaux centres de rétention seraient bien plus utiles à des fins d’accueil, d’emploi, de logement ou encore de santé.

Le Parlement européen en débattait jeudi 19 avril lors de la session plénière, l’occasion pour Hélène Flautre de rappeler, face aux menaces brandies par certains d’exclure la Grèce de Schengen, que la seule réponse viable était celle d’une Europe unie, solidaire, respectueuse des droits, dotée d’un système d’asile ambitieux et ouverte sur le reste du monde. Les citoyens européens d’ailleurs ne sont pas dupes, et certainement pas les nombreux, allemands et de plus en plus grecs, qui émigrent vers la Turquie, pour saisir, eux aussi, l’opportunité d’une vie meilleure.


Intervention d’Hélène Flautre en plénière au Parlement européen
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