Plus qu’un symbole, le prix Nobel est un appel à l’UE

12 octobre 2012
Ce vendredi 12 octobre, le prix Nobel de la Paix a été attribué à l’Union européenne (UE), saluée par le comité Nobel pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’Homme en Europe. Réaction des députés européens d’Europe Ecologie – Les Verts.
Hélène Flautre, présidente de la délégation des eurodéputés Europe Ecologie – Les Verts, et membre de la commission des Libertés civiles, salue cette attribution : « C’est dans un moment d’épreuve pour l’Union européenne, secouée par une grave crise économique et de vives tensions qui mettent en danger nos démocraties, que le comité Nobel rappelle utilement à l’Europe, ses fondements, et sa promesse de paix. Ce prix Nobel, plus qu’un symbole, est un appel à l’UE à surmonter la crise profonde qu’elle traverse, la résurgence des mouvements nationalistes et xénophobes, en approfondissant son projet, en réalisant son potentiel en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la paix dans le monde. »

Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée EELV, membre de la sous-commission des droits de l’Homme complète : « Je tiens à souligner en particulier le rôle phare joué par l’UE depuis plusieurs décennies pour la promotion des droits des femmes et la participation de tous les citoyens à la construction de la paix. L’histoire de l’Europe l’a montré, la paix n’est pas un traité, c’est un processus, qui doit se nourrir de la contribution de toutes et tous. En tant que membre de la sous-Commission des droits humains je me félicite de ce prix Nobel qui nous encourage à continuer notre travail avec l’ensemble des institutions européennes. »

Pour Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts/ALE au Parlement européen, « l’UE doit à présent postuler, en tant que pouvoir de paix, pour obtenir un siège de l’UE au sein Conseil de sécurité des Nations-unies et s’engager à rétablir la paix sociale dans les pays européens en crise. Dans cette phase de transition critique, ce prix prend également la forme d’un rappel : l’histoire nous enseigne que les sociétés mises à genoux ont produit les pires totalitarismes. »

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