Politique européenne de voisinage: Une politique qui va dans la bonne direction en dépit de questions qui doivent être clarifiées

25 mai 2011
Hélène Flautre (Verts/ALE), membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen et de l’Assemblée Parlementaire de l’Union pour la Méditerranée salue la communication de la Commission et de la Haute Représentante pour la Politique Etrangère de l’UE pour réviser la politique européenne de voisinage et prendre en compte les aspirations démocratiques des populations du Sud de la Méditerranée.

Le Groupe des Verts / ALE appelait depuis longtemps déjà à une refonte de la PEV basée sur le respect des objectifs de l’UE en matière de démocratie et de droits de l’Homme. En ce sens, cette proposition va dans la bonne direction en dépit de questions méritant d’être encore clarifiées.

Hélène Flautre estime que :

« l’UE prête enfin l’oreille aux revendications des sociétés en plaçant les acteurs du changement de la société civile au centre de sa coopération avec ses partenaires. L’inclusion d’une référence à la justice sociale et la nécessaire lutte contre les inégalités régionales démontrent un virage salutaire pour la prise en compte des droits économiques, sociaux et culturels, indissociables des droits civils et politiques, socle indispensable à une véritable démocratie.

J’attends beaucoup d’une incarnation concrète de cette politique renouvelée puisque hier encore, à l’occasion d’une entrevue avec l’Association des Familles de Disparus en Algérie, je n’ai pu que déplorer un soutien matériel de l’UE dépourvu de tout soutien politique. Force est encore de rappeler qu’une véritable politique en faveur de la démocratisation ne peut être effective qu’au prix d’une approche intégrée, cohérente et consistante.

Le rôle central du Parlement européen est souligné mais reste encore à savoir comment son renforcement sera matérialisé, notamment dans l’évaluation de la mise en œuvre des objectifs qu’on souhaite identiques pour l’ensemble des partenaires au moyen de critères clairement établis.

Il est également fondamental pour la légitimité de l’action de l’UE que le PE soit consulté lors de l’élaboration des plans d’action et de la décision pour l’octroi d’un statut avancé, qui ne peut être consenti qu’en lien avec le respect des droits de l’Homme.

Enfin, un partenariat avec les sociétés ne peut pas exclure une réflexion ambitieuse sur une mobilité dépassant une approche essentiellement catégorielle et systématiquement lié avec une conception sécuritaire ».

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